Elections

Maroc : le parti islamiste gagne les régionales, 3e aux communales

Une employée s'apprête, le 4 septembre 2015 à Rabat, à vider une urne après le vote aux élections locales marocaines.

Une employée s'apprête, le 4 septembre 2015 à Rabat, à vider une urne après le vote aux élections locales marocaines. © Fadel Senna

Le parti islamiste du Premier ministre Abdelilah Benkirane est le principal bénéficiaire des élections locales de vendredi au Maroc, en s’imposant au niveau régional et en prenant la 3e place des communales, selon des chiffres donnés samedi.

Après le dépouillement de la totalité des bulletins de ce double scrutin, le parti Justice et Développement (PJD) du Premier ministre a remporté 174 sièges sur 678 dans les conseils régionaux (25,6%), suivi de son grand rival du parti Authenticité et modernité (PAM/libéral, opposition) avec 132 sièges (19,4%), a indiqué le ministère de l’Intérieur.

Le parti de l’Istiqlal (PI/conservateur, opposition) suit avec 119 sièges (17,5%), selon ces résultats encore provisoires. Alors que les Marocains élisaient pour la première fois leurs conseillers régionaux au suffrage universel direct, le PJD est arrivé en tête dans cinq des 12 régions du pays, dont celles de Casablanca, de Rabat et de Fès, parmi les plus peuplées.

La participation à ce double scrutin local plafonne à 53,6%

Au niveau des communes où 31.503 sièges étaient à pourvoir, le PAM est en revanche arrivé en tête avec 21,1% (6.655 sièges), suivi du PI (16,2%, 5.106). Le PJD est lui arrivé en troisième position (15,9%, 5.021).

La participation à ce double scrutin local plafonne à 53,6% selon un chiffre officiel, soit une très légère progression par rapport aux élections communales et régionales de 2009 (52,4%).

Les élections de vendredi devaient donner un aperçu du climat politique dans le royaume, quatre ans après le mouvement de contestation populaire né dans le contexte du Printemps arabe, qui avait amené le roi Mohammed VI à faire adopter une nouvelle Constitution.

Fin 2011, le PJD, jusque-là cantonné dans l’opposition, avait engrangé une victoire historique aux législatives. Son chef, Abdelilah Benkirane, remettra son mandat de chef du gouvernement en jeu l’an prochain.

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