Politique

Libye : le Parlement non reconnu se joint aux négociations de Genève

Le Parlement libyen qui siège à Tripoli, non reconnu par la communauté internationale, a finalement décidé de se joindre au nouveau round de négociations prévu jeudi et vendredi à Genève sous l’égide de l’ONU, a annoncé un de ses membres.

Par
Mis à jour le 3 septembre 2015 à 09:34

L’émissaire de l’ONU pour la Libye, Bernardino Léon, le 9 juin 2015 à Skhirat, au sud de Rabat. © Fadel Senna/AFP

L’émissaire de l’ONU pour la Libye, Bernardino Leon n’a cessé d’appeler à la participation de l’ex-Congrès général national (CGN) aux pourparlers inter-libyens. Mardi, il a de nouveau encouragé le Parlement de Tripoli à rejoindre le dialogue afin d’exposer ses points de vue et d’essayer de trouver un accord entre les deux parlements rivaux, le plus tôt possible.

Gouvernement d’union nationale

« Le CGN a décidé de participer aux sessions de dialogue à Genève. Nous allons y participer de façon sérieuse », a déclaré un des responsables du CGN, Mahmoud Abdelaziz. La délégation se rend à Genève » de façon à inclure les changements que nous réclamons dans le projet d’accord », a-t-il ajouté.

Mahmoud Abdelaziz a également indiqué que la rencontre qui a eu lieu mardi à Istanbul entre une délégation du CGN et Bernardino Léon avait été positive et que l’émissaire de l’ONU pour la Libye a promis de discuter, de façon sérieuse, de l’introduction de modifications voulues par le parlement de Tripoli dans le projet d’accord. Pour l’UNSMIL, la mission onusienne pour la Libye, la réunion d’Istanbul a permis d’aborder quelques divergences mais n’a pu examiner toutes les questions qui auraient dû l’être, précise son communiqué.

Liste de candidats

Le Parlement reconnu par la communauté internationale, siégeant à Tobrouk participe de façon continue aux discussions mais son rival, le CGN a boycotté à plusieurs reprises les négociations et a refusé de ratifier l’accord de paix et de réconciliation conclu le 11 juillet. A Genève, les discussions porteront notamment sur les noms des ministres appelés à faire partie du gouvernement d’union nationale.

Le Parlement de Tobrouk a déjà adopté mardi, une liste de 12 candidats qui pourraient faire partie du nouveau gouvernement. Parmi eux, se l’ancien chef de la diplomatie libyenne Abdel Rahmane Chalgham, rapporte l’agence de presse officielle. L’ONU espère aboutir à un accord entre les parties vers le 20 septembre afin qu’il puisse être mis en oeuvre un mois plus tard.