Politique

Boko Haram tue près de 80 villageois dans le nord-est du Nigeria

Près de 80 personnes ont été tuées durant le week-end par des membres présumés du groupe islamiste Boko Haram dans l’attaque de trois villages dans le nord-est du pays, ont informé les villageois.

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Mis à jour le 22 septembre 2015 à 14:59

Les stands du marché de Maiduguri après une attaque de Boko Haram, le 22 juin 2015. © AFP

« Selon nos informations, des hommes de Boko Haram venus à cheval ont ouvert le feu dans le village de Baanu vers 20h30, provoquant la mort de 68 personnes », a déclaré à l’AFP Babakura Kolo, membre d’une milice anti-Boko Haram. Il ajoute que quatre autres personnes ont également été tuées samedi par des membres de Boko Haram dans le village de Karnuwa, tout proche. « Les victimes sont l’imam du village, son fils et deux voisins », a-t-il dit.

Aisami Ari, un villageois, a confirmé ce bilan après s’être réfugié samedi à Maiduguri dans la capitale de l’État de Borno. « Les assaillants sont arrivés sur des chevaux vers huit heures et demi du soir et ont commencé à tirer de manière sporadique. Tout le village a été plongé dans la confusion et tout le monde a fui. Nous sommes revenus après leur départ et avons découvert qu’ils avaient tué 68 personnes », a-t-il raconté.

Enfin, un habitant, Saleh Musa, a rapporté qu’une troisième attaque s’était produite dimanche dans le village de Hambagda où sept habitants ont été tués et cinq blessés.

Un responsable gouvernemental parlant sous couvert d’anonymat limite cependant le bilan total à 56 morts.

Des arrestations de cadre de Boko Haram ont eu lieu en même temps

Les violences de Boko Haram et la répression par l’État nigérian ont fait plus de 15 000 morts et 1,5 million de déplacés en six ans. L’organisation désormais affilié à l’État islamique continue de mener des attaques, notamment dans les villages du Nord-Est bien que la coalition militaire régionale la dit affaiblie.

Dimanche, l’agence nigériane de renseignements a annoncé l’arrestation de plusieurs personnes soupçonnées d’être de hauts responsables de Boko Haram, dont un de ses principaux commandants.