Politique

Soudan du Sud : deux employés de Médecins sans frontières tués aux cours d’attaques

Deux employés sud-soudanais de l’ONG Médecins sans frontières (MSF) ont été tués, a annoncé mardi l’organisation internationale. Une nouvelle attaque qui porte à plus de 30 le nombre de tués au sein du personnel humanitaire depuis le début du conflit dans le pays.

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Mis à jour le 25 août 2015 à 19:34

Une malade traitée par MSF au Sud Soudan, décembre 2013. © Ben Curtis/AP/SIPA

Gawar Top Puoy, logisticien, et James Gatluak Gatpieny, agent de santé communautaire, ont été tués la semaine dernière au cours de deux attaques différentes contre des villages de l’État septentrional d’Unité, l’un des principaux champs de bataille de la guerre qui oppose depuis décembre 2013 l’armée loyale au président Salva Kiir aux forces rebelles fidèles à son ancien vice-président Riek Machar.

Les deux hommes travaillaient dans le seul établissement de la région, l’hôpital de MSF à Leer, avant qu’il ne soit récupéré des mains des rebelles par les forces gouvernementales en mai, provoquant la fuite des employés locaux, de leurs familles et des patients dans les marais alentours pour s’y cacher.

Meurtres et disparitions

MSF confirme la mort de ses deux employés, mais dit ne pas connaître les circonstances exactes dans lesquelles ils ont été tués. « Nous sommes profondément choqués et attristés par les meurtres de nos collègues », a déclaré un des responsables de MSF dans le pays, Tara Newell. « C’est une indication du niveau de violence actuel auquel sont exposés les habitants de l’Etat d’Unité », a-t-il ajouté.

Mi-août, le coordinateur de l’aide humanitaire de l’ONU au Soudan du Sud, Eugene Owusu avait rendu hommage lors d’une cérémonie aux travailleurs humanitaires tués au cours du conflit, que les morts des deux employés de MSF portent désormais au nombre de 31 et avait souligné que de « nombreux autres » sont toujours portés disparus.

Bientôt un accord politique ?

Plusieurs employés de l’hôpital de MSF à Leer sont portés disparus et un autre se remet après avoir « reçu une balle au visage », au cours d’une attaque, selon l’ONG.

Un accord pour mettre fin à la guerre civile a été validé par les partisans de Riek Machar à Addis Abeba et le président Salva Kirr a annoncé qu’il le signerait mercredi à Juba après s’être ravisé la première fois.