Économie

COP21 : quatre nouveaux pays africains ont annoncé leurs plans de réduction de gaz à effet de serre

Une forêt en partie brûlée près de Mweso, en RDC. © Melanie Gouby/AP/SIPA

Alors que la Conférence sur le climat approche, la RDC, Djibouti, le Kenya et le Bénin ont à leur tour promis de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Ils sont désormais sept pays africain à avoir rendu leurs copies. Découvrez leurs engagements sur notre carte.

À moins de 100 jours de la Conférence de Paris sur le climat (COP21), les engagements des pays africains se précisent. Car le grand rendez-vous, présenté comme la conférence « de la dernière chance », se rapproche.

Du 30 novembre au 11 décembre, les délégations de 195 pays seront présentes à Paris pour tenter d’arracher un accord international sur le climat. Pour préparer les débats, les États sont priés de rendre leur copie sur les engagements qu’ils sont prêts à consentir.

Pour l’heure, « 56 pays responsables de plus 60,3 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales se sont d’ores et déjà engagés », selon le site de la conférence. Parmi eux, sept pays africains. La RDC, Djibouti, le Kenya et le Bénin rejoignent ainsi le Maroc, le Gabon, et l’Éthiopie, les trois premiers États du continent à avoir rendu leur copie.

Découvrez leurs engagements en survolant la carte en matière de réduction de gaz à effet de serre (GES) : 

Le Kenya, un plan à 40 milliards de dollars

Nairobi s’est engagé à réduire de 30% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Un engagement pris au regard de la « vulnérabilité climatique » du pays, explique le document fourni par le Kenya : « L’économie est très dépendante de secteurs sensibles au climat tels que l’agriculture, l’énergie et le tourisme ».

Le Kenya chiffre son plan à 40 milliards de dollars. Une somme que Nairobi ne pourra pas débourser seul. « Ceci est conditionné par le soutien international », a ainsi prévenu le pays.

Le Bénin mise sur le reforestation 

Le Bénin s’est engagé à éviter l’émission de 120 Méga-tonnes équivalent dioxyde de carbone. Le pays a par ailleurs pris des engagements pour accroître sa reforestation et ainsi séquestrer 163 Méga-tonnes équivalent dioxyde de carbone sur la même période.

Mais comme la plupart des pays africains, le Bénin fait savoir qu’il ne pourra financer seul ce projet. Si le pays mettra deux milliards de dollars sur la table, il lui faudra en trouver 28 autres pour tenir son engagement. Ce que justifie le document en soulignant la « responsabilité très négligeable [du pays] dans le réchauffement climatique » et « son appartenance aux groupes des Pays les moins avancés (PMA) ».

La RDC, une contribution « équitable »

Comme le Bénin, la RDC insiste sur la faiblesse de ses émission et sur son rôle de « puits net de carbone ». « Malgré cela, la RDC propose de mettre en œuvre des actions d’atténuation de façon à réduire ses émissions de 17% » d’ici 2030, explique Kinshasa. Pour atteindre cet objectif, la RDC demande une aide de 21 milliards de dollars.

L’ambitieux plan de Djibouti

« La République de Djibouti s’engage à réduire ses émissions de gaz à effet de serre en 2030 de 40% », a fait savoir mi août le pays. Pour y parvenir, Djibouti mise sur le développement des énergies renouvelables, mais aussi sur l’importation d’énergie en provenance de l’Éthiopie voisine.

 

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte