Energie

Algérie : résultats contrastés pour l’industrie des hydrocarbures en 2014

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Mis à jour le 19 août 2015 à 18h12
Grenor prévoit de faire fonctionner sa future centrale avec du gaz naturel en provenance de Douala.

Grenor prévoit de faire fonctionner sa future centrale avec du gaz naturel en provenance de Douala. © J-F .Rollinger pour J.A.

Si les exportations de gaz naturel et de pétrole brut de l’Algérie ont baissé de plus de 16 % l’an dernier, les ventes de produits raffinés ont nettement augmenté.

En 2014, les exportations d’hydrocarbures de l’Algérie ont rapporté 58,5 milliards de dollars, selon les données de l’Office nationale des statistiques (ONS) rendues publiques le mardi 18 août 2015, soit bien moins que le chiffre de 68 milliards de dollars avancé jusqu’ici par les autorités algériennes.

C’est un recul de -8,16 % par rapport aux 63,7 milliards de dollars rapportés par la vente d’hydrocarbures en 2013, rapporte l’agence de presse officielle APS.

Cette performance reflète en partie le recul du prix moyen du baril de pétrole algérien en baisse de 9,1 % en 2014 à 99,1 dollars contre 109 dollars en 2013, selon la même source.

Contraste

Dans l’ensemble, les exportations d’hydrocarbures du pays ont reculé l’an dernier de « seulement 0,6 % par rapport à l’année 2013 » durant laquelle elles avaient enregistré « une forte décélération de -5,5 %, la seconde plus forte après celle de 2009 (-8 %) », insiste l’ONS.

Cette stagnation apparente voile pourtant des résultats assez contrastés par type d’exportations.

Aussi, selon le rapport de l’ONS, les exportations du pétrole brut et condensat ont baissé de -16 % en 2014 à 28,35 millions de tonnes en 2014, alors que celles des produits raffinés a nettement progressé (+30,1 %) à 16,7 millions de tonnes.

Les exportations de gaz de pétrole liquéfié (GPL) et de de gaz naturel liquéfié (GNL) ont bondi pour atteindre respectivement 7,2 millions de tonnes en 2014 (+ 24,6 % sur un an) et 17,8 milliards de mètres cubes (+ 18 %). En revanche, les exportations de gaz naturel ont baissé (-17 %) à 27,44 milliards de mètres cubes, selon l’ONS.

Optimisme

L’institut algérien se veut optimiste, malgré ces résultats, notant que dans l’ensemble, la baisse d’activité du secteur des hydrocarbures en 2014 est de « moindre ampleur par rapport aux contre-performances connues sur les neuf dernières années », rapporte l’APS. Elle pourrait même « être annonciatrice d’une inversion de la tendance baissière qui caractérise le secteur depuis 2006 », selon la même source.

Le secteur des hydrocarbures représente environ 60 % du budget et 95 % des exportations de l’Algérie. Le gouvernement algérien table sur une nette baisse des recettes des hydrocarbures en 2015 à 34 milliards de dollars, en raison de la chute des prix mondiaux du pétrole brut.

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