Politique

Côte d’Ivoire : Blé Goudé transforme le Cojep en parti politique et appelle à une élection apaisée

| Par Jeune Afrique
Mis à jour le 17 août 2015 à 10h18
Charles Blé Goudé lors de l'audience préliminaire à la CPI, le 27 mars 2014.

Charles Blé Goudé lors de l'audience préliminaire à la CPI, le 27 mars 2014. © Michael Kooren/AP/SIPA

Alors que Charles Blé Goudé attend son procès à la CPI, son mouvement, le Cojep, s’est transformé samedi en parti politique. Avec pour ambition non de convoiter des postes électifs mais de simplement « militer pour la paix ».

Il aura fallu 14 ans au Congrès des jeunes patriotes (Cojep), un mouvement pro-Gbagbo créé en 2001 par Charles Blé Goudé, pour tenter de s’affranchir du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de son mentor, plus divisé que jamais à l’approche de la présidentielle du 25 octobre. Samedi 15 août, c’est dans la ville de Grand-Alépé (près d’Abidjan) que le groupe s’est réuni en Congrès « extraordinaire » pour « désormais prendre part à la vie politique du pays ».

Blé Goudé n’aura pas pu faire le déplacement – il est emprisonné à la CPI où il attend l’ouverture de son procès, le 10 novembre, comme Laurent Gbagbo -, mais la réunion s’est tenue en présence des députés Alphonse Soro, du parti du Rassemblement des Républicains (RDR, du président Alassane Ouattara) et Bertin Konan Kouadio, frondeur de la majorité et candidat à la présidentielle.

Se démarquer des « extrémistes »

La rencontre politique qui s’est achevée dans le calme. Accusé de violences par le passé, le mouvement se veut désormais totalement pacifiste. « Le 12e congrès a décidé de la constitution d’un parti politique dénommé : Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep) avec de nouvelles couleurs : bleu jaune et rose », indique un communiqué. Le nouveau parti entend « militer pour la paix », et se démarquer des « extrémistes » des deux camps (pouvoir et opposition) », a expliqué son porte-parole, Patrice Saraka.

Le Cojep ne « sera candidat à aucun poste électif », a-t-il poursuivi. « J’appelle de toutes mes forces à des discussions inclusives entre le pouvoir et son opposition, gage d’une élection apaisée », a déclaré Blé Goudé, dont le discours a été lu par M. Saraka, devant environ « 500 congressistes ».

« Notre pays (…) en attente d’élections générales, tous, nous devons œuvrer à réunir les conditions favorables à un scrutin transparent accepté de tous », a-t-il poursuivi. L’universitaire Hyacinthe Nogbou, a été désigné secrétaire exécutif du nouveau parti en l’absence de Charles Blé Goudé.

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