Politique

Boko Haram : au Cameroun, deux soldats et huit civils tués dans l’Extrême-Nord

Par
Mis à jour le 14 août 2015 à 08:21

Un soldat camerounais à Fotokol, le 17 juillet 2015, sur le site d’une attaque de Boko Haram.

Dix personnes, dont deux soldats camerounais, ont été tuées mercredi dans le nord du Cameroun lors d’une attaque de Boko Haram.

« Des membres de Boko Haram ont fait une incursion hier [mercredi] soir à Blame, une localité de l’Extrême-Nord proche de la frontière avec le Nigeria et du lac Tchad », a affirmé une source proche des services de sécurité.

« Ils ont tué deux soldats du Bataillon d’intervention rapide (BIR) et huit civils », a ajouté cette source. L’information a été confirmée sous couvert d’anonymat par un officier du BIR, déployé en première ligne dans la lutte contre Boko Haram dans le nord du pays.

Lors de leur incursion, les islamistes ont également incendié plusieurs habitations de Blame avant de se retirer au Nigeria, selon la source proche des services de sécurité. Un soldat camerounais avait déjà été tué et deux autres blessés dans la nuit de lundi à mardi lors d’une attaque menée par Boko Haram à Achigachia, une autre localité de la région.

Multiplication des attentats-suicides

Un soldat camerounais avait déjà été tué et deux autres blessés dans la nuit de lundi à mardi lors d’une attaque menée par Boko Haram à Achigachia, autre localité de la région, frontalière du Nigeria.

L’extrême-nord du pays est depuis deux ans la cible régulière de raids meurtriers et d’enlèvements des insurgés de Boko Haram. Mais le groupe islamiste, chassé de la plupart de ses fiefs nigérians par l’intervention d’une coalition régionale lancée en début d’année, recourt désormais également aux attentats-suicides dans la région du lac Tchad.

Après les cinq attentats-suicide – jusque-là inédits – qui ont frappé le nord du Cameroun au cours du mois de juillet, faisant une cinquantaine de morts, les autorités camerounaises ont considérablement renforcé les mesures de sécurité. Fouilles, perquisitions et arrestations se multiplient depuis quelques jours dans différentes villes du pays, afin de prévenir le risque de nouveaux attentats.