Économie

Pétrole : l’Opep hausse sa prévision de la demande en 2015

L'Opep a refusé jusqu'à présent de réduire sa production. © AFP

Le cartel de douze grands pays pétroliers, dont la production continue de dépasser les quotas fixés, mise sur une demande mondiale plus forte, capable de réduire le déséquilibre du marché et soutenir le cours du pétrole.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole a de nouveau révisé à la hausse sa prévision de la demande de brut pour 2015, et continue de tabler sur une accélération de la demande l’an prochain dans son rapport mensuel paru le 11 août.

Le cartel prévoit une demande de 1,38 million de barils par jour (mb/j) en 2015, soit une augmentation de 100 000 mb/j. Pour 2016, l’organisation évoque, comme lors de ses premières prévisions publiées en juillet, une accélération de la demande de l’ordre de 1,34 mb/j, liée à un rebond de la croissance mondiale à 3,5 %, contre 3,2 % cette année.

Reprise

L’Opep appuie son analyse sur « la croissance meilleure qu’attendu de la demande mondiale de pétrole cette année, et certains signes de reprise des économies des principaux pays consommateurs ». L’organisation estime que « la demande de pétrole brut devrait continuer à s’améliorer dans les mois à venir, et, réduire ainsi graduellement le déséquilibre » entre offre et demande.

Ces dernières prévisions du groupe de douze pays, qui pompe un tiers du brut mondial, interviennent dans un contexte d’inquiétude pour la croissance chinoise, le niveau de la demande et à propos de l’offre surabondante de pétrole, notamment de la part de l’Opep.

Le quota de production de 30 mbj que s’est fixé le cartel a une nouvelle fois été dépassé en juillet (31,51 mbj), alors que les cours restent très bas. « En juillet », rappelle l’Opep, « une série de facteurs baissiers ont amené les prix du brut à leur niveau le plus bas depuis des mois ».

Baisse des prix

La Banque mondiale a estimé le 10 août que la levée des sanctions contre l’Iran, conséquence de l’accord sur le nucléaire avec les grandes puissances, aurait par ailleurs un impact « important » sur les marchés mondiaux du pétrole en faisant baisser les prix du baril de brut de 10 USD dès 2016.

Si cette prévision s’avérait exacte, les prix du pétrole, déjà déprimés par l’abondance de l’offre mondiale, reculeraient ainsi de près de 21 % par rapport aux cours actuels. Après un net rebond technique lundi 10 août à New York et Londres, les cours du pétrole étaient en baisse mardi en Asie.

Le cours du baril de « light sweet crude » (WTI) pour livraison en septembre cédait 47 cents, à 44,49 dollars. Le baril de Brent, la référence européenne du brut, pour livraison à la même échéance, perdait 45 cents, à 49,96 dollars.

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