Droits de l’homme

Immigration clandestine : près de 900 passeurs présumés arrêtés depuis début 2014

| Par Jeune Afrique avec AFP
Des migrants arrivants en Italie, août 2015.

Des migrants arrivants en Italie, août 2015. © Gabriele Francois Casini/AP/SIPA

Dans un bilan publié le 11 août, le quotidien italien Avvenire annonce que plus de 880 passeurs présumés ont été arrêtés par les autorités italiennes depuis janvier 2014. En revanche, aucun leader n’a été appréhendé.

Sur la longue liste de personnes arrêtées figurent 279 Égyptiens, 182 Tunisiens, 77 Sénégalais, 74 Gambiens, 41 Syriens, 39 Érythréens, 29 Marocains, 24 Nigérians et 22 Libyens. Si 800 d’entre eux sont juste « des hommes peu scrupuleux placés aux commandes avec un téléphone satellitaire et une matraque », environ 80 sont soupçonnés d’avoir eu plus de responsabilités, dont un Érythréen accusé d’avoir contribué à l’organisation de 23 voyages, précise ce journal catholique.

Des arrestations insatisfaisantes

Toutefois, ces opérations n’ont pas abouti à l’arrestation des leaders recherchés au niveau international, et ce, malgré le renforcement de la coopération avec les différents pays du pourtour méditerranéen à l’exception de la Libye. Seuls les petits exécutants sont aux mains des autorités italiennes.

Parmi les personnes les plus recherchées, l’Avvenire cite l’Éthiopien Ermias Gharmiay, soupçonné d’avoir accumulé jusqu’à 63,5 millions d’euros en affrétant des bateaux, dont celui dans lequel 366 migrants sont morts en octobre 2013 au large de Lampedusa en Italie, et qui opère depuis la Libye.

Une politique efficace ?

Après le naufrage ayant fait plus de 200 morts le 5 août, cinq passeurs présumés ont également été arrêtés. Selon des survivants, ils ont fait usage de couteaux, matraques et ceintures pour frapper les passagers, en particulier ceux de la soute qui tentaient de monter sur le pont. Les arrestations de passeurs présumés sont très fréquentes après les secours en mer, les migrants désignant souvent parmi eux celui ou ceux qui étaient aux commandes de leur embarcation.

Début juillet, un passeur tunisien ayant survécu au naufrage de Lampedusa a été condamné à 18 ans de prison pour homicides involontaires. Bien que les passeurs risquent de lourdes condamnations, l’efficacité de cette mesure est contestable et les flux de migrants en restent au même stade. Depuis janvier 2014,  270 000 migrants sont arrivés en Italie par la mer.

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