Politique

Guinée-Bissau : le président Vaz pourrait bientôt dissoudre le gouvernement selon le Premier ministre

| Par Jeune Afrique avec AFP
Domingos Simoes Pereira, ancien Premier ministre de la Guinée-Bissau, livre un discours devant les Nations unies, septembre 2014.

Domingos Simoes Pereira, ancien Premier ministre de la Guinée-Bissau, livre un discours devant les Nations unies, septembre 2014. © Seth Wenig/AP/SIPA

Le Premier ministre bissau-guinéen, Domingos Simoes Pereira, a annoncé vendredi la dissolution prochaine du gouvernement par le président José Mario Vaz, en raison d’un conflit entre les deux hommes. Près de 400 personnes ont manifesté devant le palais présidentiel à Bissau pour s’y opposer.

« Le président m’a dit qu’il ne me fait plus confiance. De nombreuses tentatives ont été faites pour résoudre le différend mais [il] a maintenu sa position de dissoudre le gouvernement », a déclaré le Premier ministre dans un message à la nation diffusé à la radio, vendredi 7 août.

« Nous avons constaté qu’il existe une volonté réelle de provoquer une crise pour justifier sa décision de dissoudre le gouvernement », a ajouté Domingos Simoes Pereira.

Des avis divergents

Les deux hommes ne s’entendraient pas sur la façon de diriger le pays, selon des membres de leurs entourages.

Le président José Mario Vaz réclamerait le départ du gouvernement de certains ministres, dont ceux des Affaires étrangères et des Ressources naturelles et les secrétaires d’État à la Pêche et au Trésor. Un choix que n’endosserait pas le Premier ministre Domingos Simoes Pereira, selon ces mêmes sources.

« Coup d’État constitutionnel »

Le gouvernement, dirigé par le Premier ministre Pereira a été formé en juillet 2014, après que José Mario Vaz ait remporté le second tour de l’élection présidentielle organisée deux mois plus tôt.

Selon la Constitution de la Guinée-Bissau, le président peut dissoudre le gouvernement, confier la gestion du pays à une nouvelle équipe et ensuite organiser des élections législatives dans les 90 jours qui suivent.

Entre 300 et 400 personnes ont manifesté, sans heurts, vendredi dans les rues de la capitale contre une éventuelle dissolution du gouvernement. « À bas le coup d’État constitutionnel ! », ont scandé ces manifestants. La veille, une centaine de personnes se sont rassemblées pour montrer leur mécontentement.

 

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