Justice

Immigration clandestine : cinq passeurs africains arrêtés en Italie

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 22 septembre 2015 à 14h56
Des migrants secourus dans les eaux de la Méditerranée, le 5 août 2015.

Des migrants secourus dans les eaux de la Méditerranée, le 5 août 2015. © AP/SIPA

Cinq passeurs présumés, rescapés du naufrage ayant fait plus de de 200 morts mercredi en Méditerranée, ont été arrêtés vendredi par la police italienne.

Deux Algériens, deux Libyens et un Tunisien, âgés de 21 à 24 ans, sont soupçonnés d’avoir été des passeurs du dernier naufrage meurtrier d’un bateau de pêche surchargé de migrants au large des côtes libyennes.

Ces cinq hommes, arrêtés vendredi 7 août, risquent des poursuites pour « homicides avec circonstances aggravantes » et « aide à l’immigration clandestine », a écrit la police de Palerme dans un communiqué. Ils sont soupçonnés d’avoir fait monter à bord quelque 650 personnes, des passagers qui avaient payé entre 1 200 et 1 800 dollars chacun pour leur passage en Europe.

Des rôles précis à bord du bateau

Selon les témoignages des survivants arrivés jeudi en Sicile, l’un des présumés passeurs arrêtés était le capitaine du bateau qui a chaviré alors que les autres se chargeaient de garder les passagers immobiles dans l’embarcation, utilisant parfois la violence.

Sur les bateaux de migrants surchargés, les tensions sont fréquentes entre les passagers du pont et ceux de la soute, qui ont payé moins cher. Ces derniers cherchent toujours à gagner le pont pour avoir un peu d’air, échapper aux émanations de carburant et à l’eau qui s’infiltre. Cependant, un tel mouvement peut faire chavirer l’embarcation.

Mercredi matin, le bateau a rapidement pris l’eau, au point de noyer le moteur. À l’arrivée des secours plusieurs heures plus tard, un mouvement de foule a fait chavirer le bateau, qui a rapidement coulé. Une opération de sauvetage a permis de sauver près de 400 survivants. Quelque 26 corps ont été repêchés tandis que 200 autres passagers sont portés disparus.

Depuis le début de 2015, plus de 2000 personnes ont péri dans les eaux de la Méditerranée, principalement entre l’Afrique du Nord et l’Italie.

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