Sécurité

Tunisie : « L’attaque du Bardo est liée à celle à Sousse », selon la police britannique

La plage de Sousse en Tunisie, le 30 octobre 2013. © AFP

La police britannique a affirmé mercredi l'existence d'un « lien » entre l'attaque contre le musée du Bardo à Tunis le 18 mars et celle contre de l'hôtel de Port El Kantaoui, le 26 juin près de Sousse.

« L’attaque contre le musée du Bardo qui avait fait 22 morts, dont une Britannique, est liée à celle à Sousse », qui a causé la mort de 38 touristes, dont 30 Britanniques, a déclaré Richard Walton, chef de la cellule anti-terroriste de Scotland Yard, qui assiste les autorités tunisiennes dans l’enquête.

« Je ne peux pas donner de détails supplémentaires sur des enquêtes qui sont en cours mais je peux en revanche confirmer que nous collaborons étroitement avec les autorités tunisiennes sur les deux enquêtes et que nous avons informé le parquet du lien qui existe entre les deux », a-t-il ajouté dans un communiqué.

59 morts

Vingt étrangers et un policier tunisien avaient été tués le 18 mars au cours de l’attaque au Bardo, menée par deux assaillants qui ont ouvert le feu à l’arme automatique sur des touristes descendus d’autocars.

Le 26 juin, 38 touristes avaient ensuite perdu la vie lorsqu’un étudiant tunisien armé d’une kalachnikov avait ouvert le feu dans un hôtel de la station balnéaire de Port El Kantaoui, au centre-est du pays. Les deux attaques ont été revendiquées par l’État islamique.

Même camp d’entraînement libyen ?

Fin juillet, les autorités tunisiennes ont prolongé de deux mois l’état d’urgence proclamé en raison de la persistance de menaces d’actions terroristes. Quelque 24 mosquées avaient été fermées à la date du 10 juillet et plus de 1 000 agents avaient été déployés afin de protéger les sites touristiques.

Les autorités tunisiennes ont également indiqué, lors de la première conférence de presse après l’attentat de Sousse, que les auteurs des deux attentats s’étaient entraînés en Libye à la même période et qu’ils s’étaient peut-être fréquentés dans le même camp d’entraînement. Sefeiddine Rezgui avait notamment été entraîné par Ansar al-Charia à Sabratha, sur le territoire libyen.

Des centaines de témoignages

Depuis l’attaque du 26 juin, qui a fait fuir des milliers de touristes britanniques, les policiers britanniques ont recueilli 459 témoignages et ont en leur possession plus de 370 fichiers photo et vidéo provenant de téléphones et de tablettes portables.

« Certains témoins ont évoqué un deuxième tireur, portant un short rouge. Nous pensons à ce stade de l’enquête qu’il s’agit d’un membre de la sécurité de la plage qui essayait d’arrêter l’assaillant », a encore ajouté Scotland Yard, qui précise que le corps de l’assaillant de Sousse, Seifeddine Rezgui, étudiant de 23 ans, n’a toujours pas été réclamé, sans doute par « peur des représailles ».

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