Sécurité

Nord du Mali : onze soldats tués dans l’attaque d’un camp militaire dans la région de Tombouctou

Des soldats maliens près de Gao, le 26 janvier 2013. © Ghislaine Mariette/AFP

Onze soldats maliens ont été tués lundi dans une attaque contre leur camp dans la région de Tombouctou.

Tôt lundi 3 août au matin, « des hommes armés non identifiés ont attaqué le poste de sécurité de la Garde nationale du Mali de Gourma-Rharous », à environ 140 km à l’est de Tombouctou, indique le gouvernement malien dans un communiqué. « Le bilan est de onze gardes tués, un blessé », affirme-t-il, en condamnant un « acte terroriste, lâche et barbare perpétré par des individus sans foi ni loi ».

Deux sources militaires jointes auparavant à Gao, la plus grande ville du Nord, ainsi qu’à Bamako, la capitale, avaient fait état de dix morts dans les rangs de l’armée. Les assaillants « sont des éléments jihadistes liés à Ansar Dine notamment », avait dit l’une d’elles, ajoutant que des renforts avaient été dépêchés sur les lieux.

Un résident de Tombouctou avait de son côté dit avoir joint des habitants de Gourma-Rharous, qui ont parlé de « dix Gardes nationaux tués, un véhicule emporté et un autre brûlé » par les assaillants.

Série d’embuscades

Cette attaque est la deuxième plus meurtrière en un mois, après celle ayant visé le 2 juillet un contingent de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) au sud-ouest de la ville de Tombouctou. Des Casques bleus burkinabè rentraient alors leur base lorsqu’ils étaient tombés dans une embuscade faisant six morts et deux blessés dans leurs rangs, ainsi que deux véhicules détruits par les assaillants. L’opération avait été revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Samedi 1er août, deux militaires maliens avaient également été tués et quatre blessés dans une embuscade vers Nampala, ville-garnison dans la région de Ségou, déjà visée par une attaque jihadiste meurtrière en janvier. Longtemps concentrées dans le nord du pays, les attaques se sont étendues depuis le début de l’année vers le centre, puis à partir de juin dans le sud, près des frontières ivoirienne et burkinabè.

Processus de paix « irréversible »

Ces attaques illustrent la difficulté d’isoler les jihadistes des rebelles, ayant signé le 20 juin un accord de paix visant à instaurer une paix durable dans le nord du Mali et entériné par le camp gouvernemental le 15 mai.

En dépit de cet engagement, « il y aura énormément de forces négatives qui vont essayer de faire dérailler le processus de paix », avait prévenu en juillet le chef de la Minusma, Mongi Hamdi, assurant que ces tentatives n’entameront pas la détermination de l’ONU à soutenir le processus de paix.

Après l’embuscade de samedi, le gouvernement malien a aussi déclaré que ses partenaires et lui demeurent engagés « dans le processus irréversible d’une paix durable ».

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