Capital-investissement

Énergie : Blackstone veut investir 3 milliards de dollars en Afrique

D'une puissance de 250MW, la centrale hydroélectrique de Bujagali sera transférée à l'État ougandais pour un dollar symbolique au bout de trente ans. DR

D'une puissance de 250MW, la centrale hydroélectrique de Bujagali sera transférée à l'État ougandais pour un dollar symbolique au bout de trente ans. DR ©

Sur les douze prochains mois, l'investisseur en fonds propres américain Blackstone prévoit d'investir trois milliards de dollars dans des projets énergétiques en Afrique. La Tanzanie, l'Ouganda et le Rwanda sont concernés.

Le gestionnaire de fonds américain Blackstone prévoit d’investir trois milliards de dollars dans des projets d’énergie en Afrique. À travers Sithe Global Power, sa filiale spécialisée dans les infrastructures électriques, il envisage notamment de participer au financement de la centrale hydroélectrique de Ruhudji, d’une puissance de 480MW, au sud de la Tanzanie. Blackstone compte aussi investir dans le projet hydroélectrique de 150MW de Ruzizi, au Rwanda, qui permettra d’alimenter le Burundi et la RD Congo.

D’après David Foley, senior managing director de la société, basé à New York, cité par Bloomberg, ces projets sont soit en phase de négociation préliminaire soit en cours de développement. Il entend coinvestir aux côtés de la Banque mondiale et de sa filiale dédiée au secteur privé, la SFI.

Partenariat public-privé

Sithe et Industrial Promotion Services Kenya, une filiale du fonds de l’Aga Khan pour le développement économique, co-détiennent la centrale de Bujagali (photo), d’une puissance de 250MW et d’un coût de 900 millions de dollars, terminée en juillet dernier. L’État ougandais a participé à hauteur de 20 millions de dollars et possède une part minoritaire.

« Bien que tous nos projets soient différents, Blackstone essaiera de former des partenariats public-privé comme à Bujagali », affirme David Foley. En effet, l’apport de Blackstone s’est monté à 200 millions de dollars alors que le reste a été fourni par des bailleurs de fonds (SFI, BAD, EIB, AFD, etc). De plus, la centrale sera transférée à l’État pour un dollar sympolique dans trente ans.

L’Afrique abrite 15% de la population mondiale, mais ne compte que pour 3% de la consommation d’énergie, d’après un rapport de l’Union africaine publiée en 2011. La demande en électricité devrait augmenter de 5,7% par an.

À lire également :
Les Américains passent à l’attaque
Énergie : le continent africain et la conquête chinoise

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte