Sécurité

Tunisie : l’état d’urgence prolongé de deux mois

Le Premier ministre Essid observant une minute de silence après l'attentat de Sousse, le 3 juillet 2015.

Le Premier ministre Essid observant une minute de silence après l'attentat de Sousse, le 3 juillet 2015. © Hassene Dridi/AP/SIPA

Le président Béji Caid Essebsi a décidé de prolonger de deux mois l’état d’urgence proclamé le 4 juillet dernier, a annoncé la Présidence ce vendredi.

Les mesures exceptionnelles d’état d’urgence avaient été décidées par Béji Caid Essebsi huit jours après l’attaque meurtrière sur la plage de Sousse et pour une durée d’un mois. Il en avait fait l’annonce lors d’un discours diffusé à la télévision le 4 juillet dernier. Ce vendredi 31 juillet, la présidence annonce via un communiqué la prolongation de cette mesure pour deux mois supplémentaires.

« Après des consultations avec le chef du gouvernement et le président du Parlement, le président de la République a décidé de prolonger l’état d’urgence sur tout le territoire de deux mois à partir du 3 août 2015 », lit-on sur le communiqué. Cependant, les raisons d’une telle décision n’ont pas été détaillées.

Il y a un mois, le président tunisien avait justifié l’instauration de l’état d’urgence par la situation exceptionnelle que traversait le pays, suite à deux attaques sanglantes contres ses touristes en l’espace de quatre mois à peine. Revendiquées par le groupe État islamique, celles-ci avaient fait au total 59 morts.

Des mesures exceptionnelles ? 

Néanmoins, la proclamation de l’état d’urgence a suscité les interrogations de la société civile qui craint des restrictions aux libertés publiques, la recrudescence de la violence policière ou la  criminalisation des mouvements sociaux sous couvert de lutte antiterroriste. De leur côté, les autorités se sont voulues rassurantes, affirmant que la mesure servirait à « sécuriser la Tunisie et à diffuser (…) un sentiment de sécurité ».

La Tunisie a déjà vécu trois ans sous l’état d’urgence durant toute sa période postrévolutionnaire, du 14 janvier 2011 à mars 2014. Les mesures exceptionnelles qui se prolongent accordent plus de pouvoir à l’exécutif et aux forces de l’ordre. Les autorités pourront interdire les grèves et les réunions de nature à provoquer ou entretenir le désordre, fermer provisoirement salles de spectacle et débits de boissons ou prendre des mesures pour contrôler la presse.

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