Politique

Cisjordanie : mort d’un bébé palestinien dans un incendie provoqué par des colons israéliens

Un enfant palestinien de 18 mois a perdu la vie dans la nuit de jeudi à vendredi dans l’incendie d’une maison qui aurait été provoqué par des colons israéliens en Cisjordanie. « Un acte terroriste », a dénoncé le ministre israélien de la Défense.

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Mis à jour le 31 juillet 2015 à 09:13

Une photo de la maison après l’incendie, partagée par l’ONG israélienne Rabbis for Human Rights. © Facebook

Tous les premiers indices concordent : quatre colons israéliens auraient mis le feu à une résidence du village palestinien de Doma, près de Naplouse en Cisjordanie occupée,  après y avoir inscrit des slogans traditionnellement utilisés par les extrémistes israéliens pour désigner des attaques commises contre des Palestiniens, selon des sources de sécurité palestinienne et israéliennes. Ils auraient ensuite pris la fuite en direction d’une colonie voisine, dans la nuit du jeudi 30 au vendredi 31 juillet.

Selon l’enquête, le logement a été détruit par le feu alors que la famille qui l’habitait était endormie. Les parents ont été blessés, tout comme un autre garçon de 4 ans qui a pu être sauvé. En tout quatre personnes ont été hospitalisées.

« Un acte terroriste »

« Le meurtre du bébé palestinien est un acte terroriste (…) nous ne permettrons pas à des terroristes de porter atteinte à la vie de Palestiniens », a déclaré Moshé Yaalon, le ministre israélien de la Défense.

« Cette attaque contre des civils palestiniens est un acte de terrorisme barbare. IDF (les forces de défense israéliennes) a intensifié ses efforts pour localiser les terroristes responsables », a écrit sur Twitter Peter Lerner, un porte-parole de Tsahal, l’armée de défense israélienne.

Le slogan « Prix à payer »

Pour sa part, la police israélienne croit que « cette attaque a des motivations nationalistes », a affirmé une porte-parole. Selon elle, le slogan « prix à payer », a été retrouvé sur les murs de la maison incendiée.

Sous le slogan « prix à payer », des activistes d’extrême droite ou des colons se livrent, depuis des années, en Israël et dans les Territoires palestiniens, à des agressions et des actes de vandalisme contre des Palestiniens et des Arabes israéliens, des lieux de culte musulmans et chrétiens, ou même des soldats israéliens.

De plus, les graffitis « revanche » et « longue vie au messie » auraient aussi été découverts, selon des photos diffusées par l’association israélienne Rabbis for Human Rights sur Facebook.