Diplomatie

Barack Obama à l’Union africaine : un rendez-vous avec l’histoire

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Mis à jour le 22 septembre 2015 à 14h54
Le président Barack Obama lors d’une conférence de presse à Addis-Abeba en Éthiopie, le 27 juillet 2015.

Le président Barack Obama lors d'une conférence de presse à Addis-Abeba en Éthiopie, le 27 juillet 2015. © Sayyid Azim/AP/SIPA

Barack Obama a été le premier président américain à prononcer, ce mardi, un discours depuis le siège de l’Union africaine (UA) à Addis Abeba, la capitale éthiopienne.

C’était le point d’orgue de sa deuxième tournée africaine en tant que président des États-Unis. Pour sa quatrième visite officielle en Afrique, après les discours d’Accra et du Caire en 2009, et sa première tournée de 2013, Barack Obama est devenu le premier président américain à s’exprimer au siège de l’Union africaine, ce mardi 28 juillet. Il y a rappelé les grands axes de sa politique africaine : démocratie, droits humains, respect des Constitutions, sécurité, lutte contre le terrorisme et investissements dans un contexte largement dominé par les Chinois.

Comme attendu, son message pour l’Afrique ne comportait rien de fondamentalement neuf, à moins de deux ans de la fin de son mandat à la Maison Blanche. Pas de quoi réjouir, donc, tous ceux (et ils sont nombreux) qui ont été déçus par la politique africaine du premier président noir des États-Unis. Il faut dire que les enjeux sécuritaires sont prégnants sur le continent – du groupe Boko Haram en Afrique de l’Ouest à celui des Shebab dans la Corne de l’Afrique – et qu’ils influencent l’action de Washington dans un sens pour le moins pragmatique.

>> Retrouver le discours de Barack Obama au siège de l’Union africaine, mardi 28 juillet (à partir de 1h05) : 

 

En juin 2011, Hillary Clinton, alors secrétaire d’État, avait elle aussi prononcé un discours devant l’UA, mais sans séduire outre mesure : elle s’était contentée de distribuer des bons et des mauvais points aux dirigeants africains.

Pour sa part, Barack Obama s’était déjà adressé au continent une première fois lors de son voyage au Ghana en 2009. Le président américain avait alors appelé l’Afrique à se prendre en main en mettant fin aux pratiques antidémocratiques et à la corruption. « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts mais d’institutions fortes », avait-il martelé à Accra. Barack Obama avait aussi souligné que le soutien américain au développement serait lié au respect des règles démocratiques. Son discours avait d’ailleurs été salué par l’Union africaine.

En 2010, Barack Obama avait également prononcé un discours important pour l’Afrique à l’occasion du 50e anniversaire de l’indépendance de 17 pays d’Afrique subsaharienne, devant un parterre de 150 jeunes du continent. Il s’était d’ailleurs montré critique à l’égard de la génération des indépendances. Il avait même pris pour cible l’actuel président de l’Union africaine, Robert Mugabe. « J’ai le cœur brisé quand je vois ce qui se passe au Zimbabwe. Mugabe est un exemple de dirigeant qui est arrivé [au pouvoir, NDLR] en tant que combattant de la liberté, et je vais être très brutal : il ne sert pas bien son peuple, c’est mon opinion », avait-il déclaré. Une saillie que le président américain n’a pas osé réitérer mardi à Addis-Abeba.

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