Diplomatie

Onze pays africains réclament la levée des sanctions contre le Soudan

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 28 juillet 2015 à 10h07
Le président soudanais Omar el-Béchir à Khartoum, le 15 juin 2015.

Le président soudanais Omar el-Béchir à Khartoum, le 15 juin 2015. © Ebrahim Hamid/AFP

Réunis en Mauritanie pour un sommet sur la Grande muraille verte, onze pays africains ont réclamé lundi la levée des « sanctions » imposées au Soudan, le pays d’Omar el-Béchir.

D’une seule voix, le Burkina Faso, Djibouti, l’Érythrée, l’Éthiopie, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, le Soudan et le Tchad ont demandé, lundi 27 juillet, la levée des sanctions qui pèsent sur le Soudan, sous le coup d’un embargo commercial américain depuis 1989 et dont le président Omar el-Béchir fait l’objet de deux mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide au Darfour.

« Dans un souci de solidarité entre les peuples des pays membres » de l’Agence panafricaine de la Grande muraille verte, « les chefs d’État et de gouvernement expriment leur soutien à la République sœur du Soudan et appellent à la levée des sanctions imposées à ce pays », selon un communiqué publié à l’issue de leur sommet à Nouakchott. Étaient présents à Nouakchott les chefs d’État mauritanien, burkinabè, malien, sénégalais et tchadien, ainsi que le Premier ministre nigérien et des représentants des autres pays.

Une Grande muraille verte d’ici 2025

Réunis en Mauritanie pour participer à un sommet sur la Grande muraille verte, les présidents des onze pays africains présents sont « désormais conscients que l’initiative de la Grande Muraille verte constitue une réponse appropriée à l’immense défi écologique auquel fait face le continent africain », a déclaré en clôture Mohamed Ould Abdel Aziz, le président mauritanien.

Selon lui, « les préalables sont désormais réunis pour entrer de plain-pied dans la phase opérationnelle de réalisation effective de la Grande Muraille Verte », et les dirigeants se sont donné comme délai « l’horizon 2025 » pour atteindre « l’objectif de mise en place de véritables pôles ruraux de développement le long du tracé » de la barrière de végétation longue de 7 000 kilomètres.

Le président soudanais a quitté Nouakchott lundi soir sans être inquiété par le mandat d’arrêt de la CPI, la Mauritanie ne faisant pas partie des pays signataires du traité de Rome. Sa visite intervient quelques semaines après celle, plus controversée, en Afrique du Sud durant laquelle les autorités de Pretoria avaient refusé d’intervenir pour exécuter les mandats d’arrêt de la CPI.

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