Justice

Omar el-Béchir en Mauritanie pour le projet de Grande muraille verte

| Par Jeune Afrique avec AFP
Le président soudanais Omar el-Béchir salue la foule à son arrivée à Khartoum, le 15 juin 2015.

Le président soudanais Omar el-Béchir salue la foule à son arrivée à Khartoum, le 15 juin 2015. © Ebrahim Hamid/AFP

Visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) depuis 2009, le président soudanais Omar el-Béchir ne devrait pas être inquiété lors de son déplacement en Mauritanie, lundi, pour participer à un sommet sur la Grande muraille verte, un projet pour stopper l’avancée du désert.

Omar el-Béchir est arrivé dimanche 26 juillet à Nouakchott, une visite qui intervient quelques semaines après celle en Afrique du Sud, qui avait refusé d’exécuter le mandat d’arrêt de la CPI contre lui lors de sa présence au sommet de l’Union africaine à la mi-juin à Johannesburg. La Mauritanie ne faisant pas partie, elle, des pays africains signataires du traité de Rome instituant la CPI, le président soudanais devrait effectuer un séjour paisible à Nouakchott.

Omar el-Béchir, au pouvoir depuis 1989, est inculpé de génocide pour des crimes commis sur la population civile du Darfour, dans le conflit qui oppose le gouvernement soudanais et les insurgés de cette province. Depuis 2003, celui-ci a fait plus de 300 000 morts et 2,5 millions de déplacés.

La Grande muraille verte 

En Mauritanie, le chef d’État soudanais doit participer lundi à un sommet sur la Grande muraille verte, une initiative pour freiner l’avancée du désert du Sahara, selon l’Agence mauritanienne d’information. Les présidents du Burkina Faso, du Sénégal, du Mali, du Tchad sont accueillis par leur homologue mauritanien lors d’une réunion d’une journée.

Cette muraille verte, une barrière de végétation longue de 7 000 kilomètres et large de 15 kilomètres entre le Sénégal et Djibouti, serait accompagnée de bassins de rétention pour recueillir l’eau de pluie.

L’idée a été lancée en 2005 par l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, avant d’être reprise par son homologue sénégalais de l’époque, Abdoulaye Wade.

 

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