Économie

Christophe Lecourtier : « En un an, Ubifrance a multiplié par six sa présence en Afrique »

Christophe Lecourtier est le directeur général d'Ubifrance depuis le 20 février 2008. DR ©

Rencontré à l'occasion du Forum d'affaires franco-ivoirien organisé par Ubifrance à Abidjan, Christophe Lecourtier, directeur général de l'agence française, a répondu aux questions de Jeune Afrique.

Vous annoncé avoir refusé des entreprises françaises par manque de place pour cette opération. Pari réussi donc pour Ubifrance ? Vous ressentiez un besoin ou une urgence ?

Lorsque nous avons initié ce projet fin 2011, nous n’étions en effet pas sûrs que la situation en Côte d’Ivoire nous permettrait d’organiser un tel forum. Nous sommes donc satisfaits du résultat, surtout que les entreprises françaises ont répondu présent en dépit d’un contexte particulier. Nous avons rapidement voulu organiser cet événement pour ne pas prendre le risque d’être en retard. Il était psychologiquement important de saisir la première opportunité qui se présentait dans un pays emblématique que la France connaît bien.

Que peuvent apporter les PME françaises à la Côte d’Ivoire et quel est le rôle d’Ubifrance ?

Les sociétés françaises ont fait le déplacement pour contribuer à la création de richesse et d’emplois en Côte d’Ivoire, dans une logique de codéveloppement, autour de flux qui doivent se réaliser dans les deux sens. Par leur taille, les PME répondent à des besoins précis et savent faire preuve d’innovation et d’adaptabilité, en s’appuyant, dans le cas précis de la Côte d’Ivoire, sur une véritable proximité culturelle. Le rôle d’un entrepreneur est de savoir prendre des risques au bon moment, le nôtre est justement d’être un réducteur de ce risque, y compris en termes d »informations et d’échanges comme nous le faisons avec ce forum. Nous voulons émettre un signal en direction des entreprises, pour leur montrer que la Côte d’Ivoire est de retour sur les écrans radars français.

Nous prévoyons d’augmenter notre programmation commerciale sur l’Afrique subsaharienne de 40% l’an prochain .

Et sur ceux d’Ubifrance qui, depuis le début de l’année, multiplie les implantations sur le continent ?

Nous ne pouvions pas avoir un métro de retard. Après l’Afrique du Sud, nous avons ouvert depuis le début de l’année des agences en propre en Côte d’Ivoire justement, au Cameroun et en Angola et nous avons signé des accords à Madagascar et à Maurice, au Nigeria et nous sommes en discussions très avancées avec la RD Congo. En un an nous avons multiplié par six la présence d’Ubifrance sur le continent et nous prévoyons d’augmenter de 40% l’an prochain notre programmation commerciale sur l’Afrique subsaharienne. Nous espérons maintenant obtenir le feu vert du ministre pour ouvrir un bureau en 2013 au Kenya, qui sera notre première implantation en Afrique de l’Est.

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