Télécoms

Résultats semestriels en recul pour Maroc Telecom

Le groupe Maroc Telecom compte désormais 51 millions d'abonnés sur le continent, dont 18 millions au royaume chérifien. © Jean-Luc Grzeskowiak/AFP

Malgré une forte poussée à l'international, Maroc Télécom a enregistré un recul de son bénéfice net au premier semestre 2015, en raison d'un repli sur son marché domestique.

Maroc Telecom a enregistré durant le premier semestre 2015 un chiffre d’affaires de 16,58 milliards de dirhams (1,53 milliard d’euros), en hausse de 13,9 % par rapport à la même période l’an dernier. Cette progression est due essentiellement à l’intégration au périmètre du groupe marocain des six filiales subsahariennes détenues par sa maison-mère Etisalat (marque « Moov »), au Gabon, en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Togo, au Niger et en Centrafrique. Si, à base comparable, le chiffre d’affaires de Maroc Telecom reste stable, il faut noter que cela est dû à la performance de ses filiales subsahariennes dont les résultats (+5,3 % à 6,55 milliards de dirhams) ont compensé la baisse des revenus au Maroc (-2 %).

Idem pour l’excédent brut d’exploitation (Ebitda) du groupe qui a atteint 8,41 milliards de dirhams soit 4,7 % de plus qu’au premier semestre 2014. À base comparable, le groupe marocain fait pourtant un peu moins bien que l’an dernier (-0,08%), avec un net recul au Maroc (-4,1 %) et de bonnes performances à l’international (+ 7 %). De la même façon, le résultat net part du groupe, qui a atteint 2,827 milliards de dirhams au premier semestre, est en recul (- 8 %) par rapport à la même période en 2014 « du fait de la baisse de l’activité au Maroc, des frais liés à l’acquisition des nouvelles filiales et malgré une contribution de l’ensemble des filiales africaines en hausse de 12,4 % à base comparable », reconnaît l’opérateur.

Intégration

Commentant les performances des six filiales rachetées pour 650 millions de dollars à Etisalat, Maroc Telecom se veut confiant. S’il reconnaît « l’effet dilutif » de leur intégration sur son Ebitda et son résultat opérationnel, l’opérateur chérifien préfère insister sur le « redressement progressif » de leurs performances et insiste sur « leur contribution positive aux flux nets de trésorerie opérationnels », notant au passage que les investissements réalisés dans ces filiales ne se concrétiseront qu’à partir du deuxième semestre 2015.

Sur son marché domestique, Maroc Telecom reconnaît les effets de la pression concurrentielle sur les prix – les revenus mobiles ont chuté de 7,6 % en un an. L’opérateur se veut néanmoins optimiste quant aux perspectives des services Data qui représentent 19 % des revenus mobiles au premier semestre 2015, portés par la hausse du parc internet 3G (+41 % en un an). Avec le lancement de la 4G+ durant ce mois de juillet – après plusieurs semaines d’incertitude et bien après que ses concurrents Meditel et Inwi ont lancé la 4G – l’opérateur espère accroître les revenus des services mobiles.

Autre bonne nouvelle enregistrée par Maroc Telecom au cours des dernières semaines : le renouvellement de la licence 2G de Mauritel, sa filiale en Mauritanie, pour une période de dix ans. Pour une compensation composée d’une part fixe de 301 millions de dirhams et d’une part variable à hauteur de 2,5 % du chiffre d’affaires 2G annuel sur toute la durée de la licence.

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