Économie

Algérie : la couverture des importations tombe à 71 %

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Mis à jour le 22 juillet 2015 à 11:53

Le port d’Alger.

Au premier semestre 2015, le déficit commercial de l’Algérie a atteint 7,78 milliards de dollars, soit une dégradation de 1,4 milliard de dollars durant le seul mois de juin. Les exportations de l’Algérie ont couvert un peu plus de 2/3 des importations, contre 110,5 % au premier semestre 2014.

Durant les six premiers mois de 2015, les exportations d’hydrocarbures, représentant près de 94 % des ventes à l’étranger de l’Algérie, ont rapporté au pays 18,09 milliards de dollars contre 32,14 milliards de dollars durant la même période de 2014, soit une baisse de 43,71 %, selon les données du Centre national de l’informatique et des statistique (Cnis) des douanes.

Dégradation

De janvier à fin juin 2015, la balance commerciale de l’Algérie a enregistré un déficit de 7,78 milliards de dollars contre un excédent de 3,2 milliards de dollars la même période de 2014, a précisé cet organisme, cité par l’agence de presse APS. À la fin mai 2015, ce déficit atteignait 6,38 milliards de dollars, ce qui implique une dégradation de la balance commerciale du pays de 1,4 milliard de dollars durant le seul mois de juin 2015.

Les exportations globales de l’Algérie ont baissé de 42 % passant de 33,24 milliards de dollars durant le premier semestre de 2014 à 19,28 milliards de dollars durant la même période de cette année. Les importations se sont chiffrées 27,07 milliards de dollars contre 30,07 milliards de dollars au premier semestre 2014, en baisse de 9,98 %. Les exportations du pays n’ont couvert que 71 % des importations au premier semestre 2015, contre 110,5 % sur les six premiers mois de l’année écoulée.

Partenaires

Les pays de l’Union européenne (UE) sont restés les principaux partenaires de l’Algérie durant le 1er semestre 2015, tandis que la Chine a consolidé sa position de premier fournisseur de ce pays, conquise en 2013 au détriment de la France qui avait gardé ce rang pendant un demi-siècle, selon le Cnis.

Les hydrocarbures rapportent à l’Algérie plus de 95% de ses recettes extérieures, et contribuent pour 60% au budget de l’Etat. Le pays produit 1,2 million de barils par jour (mbj), correspondant à son quota fixé par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Depuis le début de l’année, le gouvernement tente de réaliser des économies sur la facture des importations en appelant à consommer local. Il a aussi gelé des projets d’infrastructures et d’équipements qui n’avaient pas été lancés.

(Avec agences)