Justice

Procès Habré : l’ex-président tchadien amené de force au tribunal

| Par Jeune Afrique
Mis à jour le 22 septembre 2015 à 14h52
L’ancien président tchadien Hissène Habré est escorté par ses gardiens de prison dans la salle du tribunal à Dakar pour son procès le 20 juillet 2015.

L'ancien président tchadien Hissène Habré est escorté par ses gardiens de prison dans la salle du tribunal à Dakar pour son procès le 20 juillet 2015. © Seyllou/AFP

Hissène Habré a été amené de force à son procès lundi matin au tribunal spécial qui doit le juger pour crimes contre l’humanité, crimes de guerre et torture, à Dakar au Sénégal. Il doit comparaître dans l’après-midi.

À l’ouverture de son procès lundi 20 juillet, l’ex-président tchadien âgé de 72 ans a été porté dans le box des accusés au palais de justice de Dakar par des agents de l’administration pénitentiaire. Vêtu de blanc et coiffé d’un turban, il a finalement été sorti de la salle après un esclandre. 

Le procès s’est ouvert vers 10h, après l’évacuation de partisans d’Hissène Habré, qui ont hurlé des slogans hostiles à la Cour. Les procédures judiciaires se dérouleront devant les Chambres africaines extraordinaires, tribunal spécial créé par l’Union africaine en vertu d’un accord avec le Sénégal.

Hissène Habré refuse de reconnaître la juridiction

Le président de la Cour, le Burkinabè Gberdao Gustave Kam, a constaté à l’ouverture du procès que la défense n’était pas représentée. Hissène Habré avait déjà annoncé son refus de comparaître en plus d’avoir donné instruction à ses conseillers de ne pas assister aux audiences. L’accusé, en détention depuis deux ans au Sénégal, « ne reconnaît pas cette juridiction, ni dans sa légalité, ni dans sa légitimité », selon un de ses avocats, Me Ibrahima Diawara.

Seyllou/AFP

L’ex-président tchadien, Hissène Habré, mené de force dans le box des accusés le 20 juillet 2015 à Dakar. © Seyllou/AFP

La Cour doit statuer si l’ex-président tchadien peut être forcé à comparaître contre sa volonté.

Hissène Habré a trouvé refuge au Sénégal après avoir été renversé par l’actuel président tchadien Idriss Deby Itno. Il est jugé pour des crimes commis lorsqu’il était au pouvoir entre 1982 et 1990. Le collectif d’avocats de la défense représente plus de 4000 victimes directes et indirectes.

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