Défense

Mali : plusieurs jihadistes tués à la frontière ivoirienne dans une opération militaire

Un soldat de l'armée malienne.

Un soldat de l'armée malienne. © Kambou Sia/AFP

Plusieurs jihadistes ont été tués jeudi par l’armée malienne dans la région de Sikasso et leur camp a été détruit, à la frontière avec la Côte d’Ivoire.

« Nous avons effectué deux offensives dans le sanctuaire des terroristes. Ils sont relativement armés. Nous sommes parvenus à mettre la main sur un certain nombre de matériel, dont des motos, de l’armement et [des] explosifs. Quelques éléments terroristes ont été neutralisés » mais « pas tous », a déclaré le général Didier Dakouo, chef d’état-major adjoint de l’armée malienne.

Selon un officier malien joint sur le terrain par l’AFP, les commandos parachutistes de l’armée et des soldats habituellement basés dans la région de Sikasso mènent des opérations anti-jihadistes le long de la frontière ivoirienne depuis la semaine dernière. « Nous venons de détruire le principal camp militaire des jihadistes au Sud, dans la forêt de Sama » à la frontière avec la Côte d’Ivoire, « plusieurs jihadistes ont été tués, d’autres arrêtés », a-t-il déclaré.

Ansar Eddine, Amadou Koufa et les « Pieds-Nus »

Parmi les jihadistes arrêtés figuraient des membres du groupe Ansar Eddine, des adeptes du prédicateur islamiste Amadou Koufa, ainsi que la secte dite des « Pieds-nus », présente dans la région, qui milite pour l’application de la charia, contre l’enseignement occidental et les campagnes de vaccination, selon une autre source militaire malienne.

Longtemps concentrées dans le nord du Mali, plusieurs attaques jihadistes se sont étendues au sud du pays depuis quelques mois. Les enquêtes entourant l’arrestation d’un jihadiste soupçconné être le cerveau de la fusillade du 7 mars à Bamako laissent entrevoir de nouvelles stratégies des groupes islamistes pour occuper le territoire malien. Une centaine de jihadistes aurait pour objectif de faire de la région de Sikasso leur nouvelle base.

Une vingtaine de jihadistes, dont deux Français, avaient été arrêtés le 13 juillet dernier au poste-frontière malien de Zégoua, à bord d’un car en provenance de Côte d’Ivoire. Leurs interrogatoires se sont poursuivis jeudi, d’après des sources de sécurité maliennes. Tous sont « membres de la Daawa, une secte islamiste » d’obédience pakistanaise, également connue sous le nom de Tabligh, ont-elles précisé.

 

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