Sécurité

Burundi : plus d’une centaine d’arrestations à une semaine de l’élection présidentielle

La police burundaise s'apprête à bloquer une route à Bujumbura, le 6 juillet 2015. © Landry Nshimiye/AFP

Une centaine de rebelles présumés ont été arrêtés et une trentaine de fusils d'assaut saisis lors de deux opérations distinctes le week-end dernier au Burundi. Les forces de sécurité craignent une attaque d'envergure à la veille de l'élection présidentielle prévue le 21 juillet.

La première vague d’arrestation de 80 personnes a été menée suite à l’attaque revendiquée par les auteurs d’un putsch manqué à la mi-mai contre le président Pierre Nkurunziza. Entre vendredi et dimanche, 12 assaillants armés avaient effectivement été tués lors d’affrontements avec l’armée burundaise entre vendredi et dimanche dans les provinces de Kayanza et Cibitoke, situées au nord et au nord-ouest du pays.

30 militants proches d’Agathon Rwasa arrêtés

Dans une opération parallèle, au moins 30 fusils d’assaut kalachnikov et 38 chargeurs ont été saisis sur une colline de la province de Muyinga, à environ 280 kilomètres au nord-est de Bujumbura, la capitale.

Une partie des armes a d’abord été interceptée sur une moto-taxi par des jeunes du parti au pouvoir (CNDD-FDD), les Imbonerakure. En ratissant ensuite la colline, d’autres armes ont été trouvées, selon Aline Maniratunga, la gouverneure de Muyinga. Cette saisie est considérée comme particulièrement importante par la police.

Dans ce coup de filet, une trentaine de militants de l’opposition, proches d’Agathon Rwasa, ont été arrêtés par les policiers. Le chef historique des Forces nationales de libération (FNL) est considéré comme le principal opposant politique du président Pierre Nkurunziza, candidat à un troisième mandat jugé anticonstitutionnel par ses adversaires.

L’élection reportée au 21 juillet

Samedi, la présidence burundaise a confirmé le report de l’élection présidentielle au 21 juillet, initialement prévue le 15 juillet. Selon le decrét signé par le président Nkurunziza, la période de la campagne électorale est ainsi prorogée jusqu’au 18 juillet à 18h.

Réunis le 6 juillet en Tanzanie, la Communauté est-africaine avait demandé un report jusqu’au 30 juillet.

Pour sa part, l’opposition et la société civile avaient annoncé qu’elles boycottaient l’ensemble du processus électoral, avant la tenue des législatives et des communales le 29 juin dernier au cours desquelles le parti au pouvoir a remporté 77 des 100 sièges de l’Assemblée nationale.

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