Sécurité

Libye : sept morts, dont deux soldats, en moins de 24h à Benghazi

| Par Jeune Afrique avec AFP
Des soldats libyens, fidèles au gouvernement reconnu par la communauté internationale, dans une rue de Benghazi dans l’est du pays en février 2015.

Des soldats libyens, fidèles au gouvernement reconnu par la communauté internationale, dans une rue de Benghazi dans l'est du pays en février 2015. © Abdullah Doma/AFP

Deux soldats des forces gouvernementales reconnues par la communauté internationale ont été tués lundi dans des affrontements à Benghazi, au lendemain du bombardement d’un quartier résidentiel qui a coûté la vie à cinq personnes.

« Deux soldats sont morts lundi matin dans des affrontements […] dans le secteur de Bouatni, dans le sud-est de Benghazi, avec des groupes terroristes », a indiqué Lana, l’agence de presse du gouvernement de Tobrouk, citant des sources militaires.

La veille, cinq personnes avaient péri dans le bombardement d’un quartier résidentiel de Benghazi. L’hôpital Al-Jala a accueilli les victimes tard dimanche soir. « Les tirs aveugles de roquettes sur la rue Beyrouth ont fait cinq morts et 17 blessés », a confirmé l’établissement sur sa page Facebook. La provenance de ces tirs n’a pas été précisée mais le quartier visé est contrôlé par le gouvernement reconnu par la communauté internationale.

Samedi, un accord « de paix et de réconciliation » a été paraphé par ce gouvernement ainsi que des représentants des municipalités, de partis politiques et de membres de la société civile libyenne, en dépit de l’absence de la faction rivale.

Benghazi, en proie aux combats depuis plus d’un an

La semaine dernière, au moins 14 personnes avaient été tuées et des dizaines blessées, lors de violents affrontements dans le centre de Benghazi. De plus, l’armée de l’air aurait bombardé deux navires qui transportaient « des armes et des combattants » près de Benghazi, selon l’agence de presse du gouvernement de Tobrouk, citant des sources militaires.

Plusieurs groupes armés sont présents à Benghazi, dont le Conseil de la choura des forces révolutionnaires, allié à la coalition Fajr Libya qui a pris la capitale Tripoli en août 2014 et installé son propre gouvernement, non reconnu par la communauté internationale. Les militants du groupe Ansar Asharia, une organisation classée comme « terroriste » par Washington, occupent aussi le terrain.

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