Économie

Carnegie-Mellon crée un campus d’élite à Kigali

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Mis à jour le 28 octobre 2016 à 17h36
À l'université Carnegie-Mellon du Rwanda, en août 2012.

À l'université Carnegie-Mellon du Rwanda, en août 2012. © Cyril Ndegeya

Le Rwanda a fait appel à la prestigieuse université américaine Carnegie-Mellon pour créer un campus d’élite consacré aux technologies de l’information et de la communication.

Kigali a visé haut. Très haut. La capitale rwandaise, qui ambitionne de devenir le leader continental en matière de technologies de l’information et de la communication (TIC), accueille depuis cette année une antenne de la prestigieuse université Carnegie-Mellon de Pittsburgh, aux États-Unis. Classée 51e au palmarès mondial des universités 2012 de Shanghai, celle-ci atteint même le 9e rang dans les technologies et l’informatique. Des spécialités qui seront enseignées à l’université Carnegie-Mellon du Rwanda (CMU-R). Le projet est ambitieux : d’ici à 2015, un campus de 16 ha de 13 millions de dollars (près de 10 millions d’euros), financé par la Banque africaine de développement (BAD), doit sortir de terre pour recevoir jusqu’à 300 étudiants qui obtiendront les mêmes diplômes que leurs homologues américains. Une première en Afrique pour un établissement de ce niveau. Une partie des enseignants viendra de Pennsylvanie, tandis que l’autre, recrutée pour l’antenne de Kigali, enseignera à Pittsburgh au moins deux semestres au préalable afin de s’imprégner de la culture maison.

CMU-R a déjà débuté ses formations pour les professionnels et accueille la première promotion de son master en sciences des technologies de l’information avec l’ambition de former des créateurs de start-up. Un second master – en génie électrique et informatique – doit compléter l’offre dès 2015. Au moins quatre années d’études supérieures et une bonne maîtrise de l’anglais sont nécessaires pour prétendre à ces cursus. « Nous ne prenons que les meilleurs étudiants », précise Michel Bézy, professeur et directeur adjoint de la CMU-R.

Subvention

Mais le principal obstacle reste le coût de la formation : 38 900 dollars par an. Le gouvernement rwandais, à l’origine du projet, le subventionne – on parle de 95 millions de dollars sur dix ans – et offre des bourses couvrant la moitié des frais d’inscription. Cette aide est toutefois réservée aux ressortissants de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC : Burundi, Kenya, Ouganda, Rwanda et Tanzanie). Malgré cela, la première promotion n’a pas fait le plein : sur 40 places, 24 étudiants seulement se sont inscrits.

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