Automobile

Le Tunisien PEC s’installe au Maroc

Le projet de Plastic Electromechanic Company créera 500 emplois à Kenitra.

Le projet de Plastic Electromechanic Company créera 500 emplois à Kenitra. © Groupe PEC

La nouvelle zone industrielle de Kénitra, au Maroc, va accueillir bientôt l’opérateur tunisien Plastic Electromechanic Company. Celui-ci compte y investir environ 6 millions d’euros pour élargir sa production de pièces auto, destinée entièrement à l’export.

L’opérateur tunisien Plastic Electromechanic Company (PEC) va s’installer au Maroc. Basé à la zone industrielle de Hammam-Zriba, près de Tunis, avec une présence marquée en Chine, le tunisien a choisi la zone industrielle de Kénitra, située à quelques kilomètres de la capitale Rabat, pour élargir ses activités. L’opérateur prévoit ainsi, selon des sources marocaines, d’investir près de 70 millions de dirhams (6,2 millions d’euros – 12,7 millions de dinars tunisiens) pour la construction d’une usine spécialisée dans la conception et la fabrication de pièces automobiles. Un projet qui devrait créer quelque 500 emplois.
Contrôlé à hauteur de 80% par des capitaux tunisiens, PEC réalise la quasi majorité de son chiffre d’affaires à l’export, notamment en France, en Espagne, en Italie, au Brésil et même aux États-Unis. Si la fabrication pour l’automobile reste sa principale activité, avec une contribution de 39,5% au volume d’affaires, l’opérateur est également présent sur d’autres métiers, comme l’aéronautique, le bâtiment, le médical…
 
Kénitra, un « paradis » fiscal
Le choix de la nouvelle zone franche de Kénitra n’est pas fortuit. Inscrite dans le programme national « Émergence » qui vise la promotion des nouveaux métiers mondiaux du Maroc, la plateforme offre aux entreprises qui veulent s’y installer des avantages conséquents : simplification des procédures douanières, exonération des droits d’enregistrement pour la constitution, exonération de la taxe professionnelle pendant 15 ans et de l’impôt sur les sociétés (IS) pendant 5 ans, réduction du taux de l’IS à 8,75% (contre 30%) pour les 20 exercices suivant… Le statut de zone franche permet aussi aux actionnaires de rapatrier en toute liberté leurs bénéfices et même leurs capitaux. Un véritable paradis fiscal pour les équipementiers automobiles, principale cible des promoteurs de la nouvelle zone. Plusieurs autres projets d’nstallation et y ont été annoncés et il y a quelques semaines, un autre groupe tunisien, One Tech, annonçait son intention d’y installer fin 2013 un centre de production de composants électroniques.

 

 

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