Banque

Afriland First Bank va entrer au capital d’Afreximbank

Jean-Louis Ekra (g.) et Paul Fokam (dr.) © Afreximbank

De passage au siège de la banque panafricaine, ce dernier a indiqué la volonté d'Afriland First Bank d'entrer au capital d'Afreximbank.

La Banque africaine d’import-export a accordé un prêt de 15 millions d’euros en faveur d’Afriland First Bank Côte d’Ivoire. Le contrat de cette facilité a été signé le 08 juillet au siège d’Afreximbank, au Caire, par l’entrepreneur camerounais Paul Fokam, président d’Afriland First Bank, et Jean-Louis Ekra, président d’Afreximbank.

Ces ressources permettront de financer les PME ivoiriennes « dans les industries du pétrole et du gaz, de l’agroalimentaire et d’autres secteurs clés, en leur fournissant les fonds nécessaires à l’augmentation des exportations et au développement des capacités des entreprises locales pour servir les grands groupes miniers internationaux opérant dans le pays », s’est réjouit Jean-Louis Ekra dont le mandat à la tête d’Afreximbank s’achève cette année.

Capital

Faisant écho à ce souhait, Paul Fokam a indiqué que son groupe, né au Cameroun en 1987 et dont le siège juridique est basé en Suisse depuis 2008, « partage la vision d’Afreximbank : réaliser la transformation de l’économie africaine et changer la face du continent ».

Le financier camerounais a également annoncé qu’Afriland First Bank (Cameroun, Guinée Equatoriale, Guinée Conakry, Sao-Tomé et Principe, Côte d’Ivoire, Zambie, Libéria, Soudan , Bénin) « prendrait prochainement une participation dans le capital d’Afreximbank. À cet effet, une des succursales africaines du groupe sera désignée pour le représenter en tant qu’actionnaire », rapporte le communiqué de l’institution panafricaine. Aucun détail supplémentaire n’a été fourni quant au montant et au timing de cette prise de participation.

Actionnariat

Afreximbank a initié une augmentation de capital de 500 millions de dollars approuvée en septembre 2014 par son assemblée générale.

L’institution panafricaine est détenue par plus de 120 actionnaires. Ceux dits de classe A (États et institutions financières africains) contrôlent 35 % de son capital, 40 % reviennent à des investisseurs privés africains (« Classe B »), le reliquat, 25%, appartient à des investisseurs privés non-africains (« Classe C »).

En entrant au capital d’Afreximbank, la filiale d’Afriland First Bank rejoindrait parmi les actionnaires de « Classe B » de l’institution panafricaine plusieurs filiales d’Ecobank (Togo, Ghana, Bénin, Nigeria…), la Banque nigériane d’import-export, First Bank of Nigeria, Banque du Caire ou encore la Banque gabonaise de développement.

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