Sécurité

Algérie: le gouvernement fait appel à l’armée pour mettre fin aux violences à Ghardaïa

Des centaines de manifestants berbères se sont rassemblés à Ghardaïa, le 8 juillet 2015, après la mort de 20 personnes dans des affrontements ethniques.

Des centaines de manifestants berbères se sont rassemblés à Ghardaïa, le 8 juillet 2015, après la mort de 20 personnes dans des affrontements ethniques. © Sidali Djarboub/AP/SIPA

Le gouvernement algérien a chargé, mercredi, l’armée et la justice de mettre fin aux violences entre Arabes et Berbères dans la région de Ghardaïa, dans le sud de l’Algérie. Le Premier ministre s’y est rendu hier.

Après les affrontements sanglants entre Mozabites et Arabes dans la région de Ghardaïa, qui ont fait plus de 20 morts ces derniers jours, le président Abdelaziz Bouteflika a chargé le commandant de la 4e région militaire de superviser les opérations « pour le rétablissement et la préservation de l’ordre public à travers la wilaya », préfecture de la région de Ghardaïa.

 

Mercredi 8 juillet, le président algérien a tenu une réunion d’urgence avec le Premier ministre et le chef de l’état-major de l’armée durant laquelle il a demandé que la justice « prenne en charge, avec diligence et sévérité, toutes les violations de la loi (…) et notamment l’atteinte à la sécurité des personnes et des biens. »

Imposition d’un couvre-feu partiel 

Sur sa page Facebook, le Premier ministre Abdelmalek Sellal a annoncé la mise en place d’un couvre-feu partiel dans les zones sensibles de la région de Ghardaïa.

Arrivé sur place jeudi, il a indiqué que l’armée a « toutes les prérogatives pour rétablir l’ordre même en instaurant un couvre-feu, interdisant les manifestations, les attroupements ».  Abdelmalek Sellal  a assuré que l’État était déterminé à prendre les « mesures appropriées et fermes pour éradiquer toute forme de violence et rétablir la la paix dans la région ».

La flambée de violences a été déclenchée mardi peu avant minuit lorsque des hommes aux visages masqués et armés de fusils de chasse ont ouvert le feu sur des habitants. Depuis deux ans, le gouvernement a envoyé à chaque poussée de violence des renforts de policiers et gendarmes sans réussir à rétablir l’ordre dans la région de Ghardaïa.

 

 

 

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