Économie

Azonto Petroleum sort du pétrole ivoirien

La junior australienne Azonto Petroleum va céder au suisse Vitol ses parts dans Vioco Petroleum détenteur du bloc CI-202, situé au large d’Abidjan.

Mis à jour le 8 juillet 2015 à 18:35

Azonto reste présent en Afrique de l’Ouest, à travers sa participation dans un bloc pétrolier au large du Ghana. © Wikimedia Commons

Azonto Petroleum a donné son accord pour vendre sa participation de 35 % dans l’entreprise Vioco Petroleum au négociant suisse Vitol, qui en détient déjà 65 %. L’opération, qui inclut également la cession d’équipements de forage, doit encore être approuvée par les actionnaires de la junior pétrolière australienne.

Gazelle

Vioco Petroleum détient 87 % du bloc pétrolier CI-202 situé sur le gisement « Gazelle » au large de la Côte d’Ivoire, le reliquat (13 %) revenant à la compagnie publique ivoirienne Petroci (Société nationale d’opérations pétrolières).

La cession des ses parts dans Vioco Petroleum devrait rapporter 4 millions de dollars à Azonto, qui bénéficie en plus de l’apurement de 600 000 dollars de dettes. Vitol devra payer en plus 1,1 million de dollars à l’entreprise australienne pour l’acquisition du matériel de forage. Enfin, en cas de découverte d’un gisement d’hydrocarbures commercialement exploitable sur le bloc CI-202, Azonto Petroleum devrait recevoir 2 millions de dollars supplémentaires.

Trésorie

« Ces derniers mois, les coûts du projet Gazelle ont enregistré une hausse entraînant des retards, le tout dans un environnement [économique] devenu de plus en plus difficile pour le secteur des hydrocarbures, avec des prix du pétrole faibles et volatiles », explique Azonto Petroleum dans un communiqué.

Autant d’éléments qui, selon le groupe australien, ont « augmenté significativement le risque que la société ne soit pas en mesure de trouver les fonds nécessaires [pour la poursuite de ses investissements] ou trouver des alternatives avant l’épuisement de sa trésorerie ».

Azonto Petroleum reste actif dans le pétrole ouest-africain, à travers sa participation de 25 % dans le bloc Offshore Accra, au large de la capitale du Ghana.