Diplomatie

Tout ce qu’il faut savoir sur Tom Perriello, l’envoyé spécial des États-Unis pour les Grands Lacs

Tom Perriello, aux côtés de Barack Obama, en octobre 2010. © Jewel Samad/AFP

Les États-Unis ont nommé le 6 juillet un nouvel envoyé spécial pour la région des Grands Lacs en remplacement de Russ Feingold. Tom Perriello, diplômé de Yale, a notamment été conseiller du procureur au Tribunal international pour la Sierra Leone.

Le successeur de Russ Feingold n’aura pas la tâche facile, tant les dossiers sont brûlants au Burundi, en RDC ou au Rwanda. Son prédécesseur bénéficiait de nombreux soutiens sur le terrain, notamment à Kinshasa, et la pression est d’ores et déjà sur les épaules du nouveau venu.

«Russ Feingold ne mâchait pas ses mots […], je souhaite que Tom Periello soit dans ses traces », a ainsi affirmé le député Juvénal Munubo sur Radio Okapi. « J’ai une totale confiance en Tom […]. C’est une personne de convictions qui est guidé par son engagement en faveur de la justice et des droits humains », a déclaré le secrétaire d’État américain John Kerry, lors de l’annonce de sa nomination.

Un spécialiste de la justice transitionnelle

Tom Periello a de nombreuses cartes en main. Né à Charlottesville le 9 octobre 1974, petit-fils d’immigrés italiens, fils d’une analyste financière et d’un pédiatre, il a fait ses classes à Yale, d’où il sort diplômé en droit en 2001.

Il s’envole alors pour l’Afrique de l’Ouest et, en 2002 et 2003, travaille comme conseiller du procureur au Tribunal international pour la Sierra Leone, dont il devient ensuite le porte-parole. Consultant pour le Centre international de la justice transitionnelle au Kosovo en 2003, il travaille par la suite au Darfour, en 2005, puis en Afghanistan, en 2007.

Cofondateur d’Avaaz.org

Catholique, cofondateur de Avaaz.org, plate-forme de pétitions en ligne, il est, de 2008 à 2010, le représentant démocrate du cinquième district de l’État de Virginie. Impliqué également dans les politiques climatiques, il était jusqu’à sa nomination par John Kerry, lundi 6 juillet, le représentant spécial pour le plan quadriennal de diplomatie et de développement.

Il travaillera en étroites relations sur les dossiers rwandais, burundais, congolais et ougandais, avec Linda Thomas-Greenfield, en charge des Affaires africaines au secrétariat d’État américain, « afin de stimuler les progrès vers une paix durable, la stabilité et le développement ainsi que le renforcement des institutions démocratiques et de la société civile », selon les mots de John Kerry.

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