BTP & Infrastructures

Le français AccorHotels fait une percée spectaculaire en Angola

Vue de Luanda, la capitale de l'Angola. © Reuters.

Le groupe français AccorHotels a signé le 3 juillet, en marge de la visite du président français en Angola, un contrat pour la gestion de 50 hôtels et 6200 chambres à travers le pays.

C’est l’annonce économique phare de la visite du président français François Hollande en Angola. Le géant AccorHotels (le nouveau nom du groupe Accor)  a signé le 3 juillet un contrat de gestion dans le pays pétrolier lusophone concernant 50 hôtels, soit 6200 chambres, d’ici à 2017. Très ambitieux, le plan de développement prévoit l’ouverture de six établissements cette année puis 22 en 2016 et autant en 2017. Les hôtels seront répartis sur l’ensemble du territoire, dans la capitale Luanda, qui compte près de 6 millions d’habitants, mais aussi dans les 17 autres provinces du pays. Ces prochaines années, ce sont donc 27 hôtels Ibis Styles et 22 Mercure qui devraient voir le jour, sans oublier un Sofitel sur la « marginale », le front de mer rénové de Luanda. L’accord prévoit que le groupe français assure la gestion des établissements, qui appartiennent au groupe angolais AAA (pour « Angola, Agora e Amanhã », Angola, maintenant et demain).

Diversification

Dirigé par l’homme d’affaires Carlos Manuel de Sao Vicente, ce groupe est spécialisé dans la coassurance pour le secteur pétrolier. S’il a rencontré de très grandes difficultés financières en 2013, il construit depuis plusieurs années des hôtels aux quatre coins du pays pour développer le tourisme. Une stratégie qui doit contribuer à la diversification de l’économie appelée de ses vœux par le gouvernement angolais. Le pays, qui a accueilli un million de visiteurs en 2013, projette d’en recevoir quatre fois plus d’ici à 2020, malgré les difficultés liées à l’obtention des visas et le manque de main d’œuvre qualifiée. Sur ce dernier point, AccorHotels entend former 3000 Angolais à tous les métiers de l’hôtellerie.

Avec cette percée spectaculaire dans le monde lusophone, dont AccorHotels était jusqu’alors totalement absent, le groupe français entend consolider sa place de leader sur le continent. Arrivé en terres africaines en 1975, il gère actuellement 94 hôtels (soit 15 700 chambres) dans 17 pays. Le groupe, qui a ouvert deux sièges régionaux à Casablanca et Dakar, emploie plus de 10 000 collaborateurs sur le continent. L’an passé, il a signé 12 nouveaux contrats représentant un total de 2000 chambres. Outre l’Angola, le groupe prévoit de poursuivre ses développements au Cameroun (où il vient de récupérer la gestion d’un établissement de 141 chambres à Douala), en République démocratique du Congo et en Côte d’Ivoire.

D’ici à 2020, il voudrait ouvrir plus de 30 nouveaux établissements en Afrique subsaharienne.

 

De Total à Météo France

AccorHotels n’est pas la seule entreprise française à avoir fait des affaires en Angola. Total devrait également signer deux accords de coopération avec Sonangol, l’un général sur l’activité pétrolière, l’autre sur la vente de lampe solaire (un millier par mois à un prix de 10-15 dollars l’unité). Météo France va signer une lettre d’intention qui devrait aboutir sur un contrat pour la modernisation de son homologue angolaise. Un contrat sur 7 ans estimé à 100 millions d’euros. Enfin, un accord sera signé entre l’AFD et le ministère des Finances angolais

 

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