Diplomatie

Hollande aux Béninois : « Vous êtes une référence sur le plan démocratique »

François Hollande accueilli par son homologue béninois Boni Yayi, vers minuit trente le 2 juillet. © Valentin Salako/AP/SIPA

Chaleureusement accueilli par Boni Yayi jeudi, lors de la première étape de sa tournée africaine, le président français François Hollande a salué la vigueur de la démocratie béninoise.

Rarement échange d’amabilités entre deux chefs d’État n’a été aussi abondant. Le président béninois, qui recevait jeudi 2 juillet au matin son homologue français au palais présidentiel de Cotonou (après l’avoir accueilli à l’aéroport à minuit et demi la veille), a multiplié les formules bienveillantes à l’égard de son hôte. Boni Yayi a témoigné « de la profonde gratitude du peuple béninois » pour « la grande et belle France » et son « leadership éclairé », notamment sur les questions climatiques et de sécurité.

Le président français, pour qui cette visite au Bénin était conçue pour un discours sur la démocratie en Afrique, n’a pas été en reste. « La dernière fois qu’un président français est venu au Bénin, c’était Jacques Chirac, lors du Sommet de Cotonou, en 1995. J’ai trouvé que 20 ans, c’était trop long ». « Vous êtes une référence sur le plan démocratique », a-t-il ensuite insisté dans son discours. « Nous l’avons vu au Burkina Faso et au Burundi […] quand ces règles ne sont plus respectées et partagées, il y a un risque et il y a des conséquences ».

« Je ne change pas de discours selon les pays où je me déplace »

Interrogé, en conférence de presse, sur la validité de cette position en Angola et au Cameroun, les deux étapes suivantes de sa tournée africaine, François Hollande a répondu : « Je ne change pas de discours selon les pays où je me déplace ». « Je me suis exprimé de la façon la plus claire » lors du Sommet de la francophonie de Dakar.

Dans son discours, le président français a par ailleurs annoncé la signature d’une convention franco- béninoise en matière d’éducation, qui doit permettre la construction et l’équipement de « plusieurs centaines de classes et la formation de plusieurs milliers d’enseignants ». Trente millions d’euros ont par ailleurs été attribués à l’amélioration de l’aménagement des villes de Cotonou et Porto Novo.

François Hollande a enfin rappelé que le Sommet sur le climat COP21, à Paris, en décembre prochain, devrait entre autre permettre la création d’un fonds doté de 100 milliards de dollars d’ici à 2020 pour financer des projets d’adaptation au changement climatique, qui devrait bénéficier à l’Afrique.

À l’issue de sa visite au palais présidentiel, le président français a visité le Centre franco-béninois de lutte intégrée contre le paludisme (CLIP), la « Bluezone », du quartier de Zongo (un projet de Vincent Bolloré) et rendu visite à la communauté française, avant d’embarquer pour Luanda.

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