Droits de l’homme

Plus de 4 000 victimes parties civiles au procès de Hissène Habré

L'ex-président tchadien, Hissène Habré, le 3 juin 2015 à Dakar. © Seyllou/AFP

Le procès de l'ex-président tchadien Hissène Habré devrait s'ouvrir le 20 juillet à Dakar. Celui-ci est jugé pour "crimes contre l'humanité, crimes de guerre et crimes de torture", affirment lundi les avocats qui représentent plus de 4 000 victimes qui se sont constituées parties civiles.

Selon sa coordinatrice, l’avocate tchadienne Jacqueline Moudeina, le collectif d’avocats de la défense « représente plus de 4 000 victimes directes et indirectes » devant les « Chambres africaines extraordinaires », le tribunal spécial qui jugera l’ex-chef d’État Hissène Habré à partir du 20 juillet.

« Un signal d’alarme pour tous les dictateurs »

Le tribunal a également prévu « de faire comparaître 100 témoins « , a-t-elle indiqué. Selon Jacqueline Moudeina, ce procès « marquera un tournant pour la justice en Afrique et sonnera comme un signal d’alarme pour tous les dictateurs qui devront un jour être rattrapés par leurs crimes ».

« Les preuves qui seront présentées au procès sont solides, surtout les documents de la DDS (Direction de la documentation et de la sécurité, police politique tchadienne) qui démontrent qu’il y avait un lien direct de supérieur à subordonné entre Habré et la direction de la DDS », a assuré l’avocate. « Habré avait une connaissance parfaite des opérations menées par la DDS », a-t-elle insisté.

Hissène Habré ne « reconnaît pas » le tribunal spécial

« Ce ne serait pas une violation de la loi si le tribunal ordonnait une comparution forcée de Hissène Habré », a de son côté indiqué Assane Dioma Ndiaye, autre avocat des victimes, qui craignent qu’il refuse de comparaître.

Les conseils de l’ex-président tchadien ont affirmé qu’il ne « reconnaît pas » le tribunal spécial devant lequel il avait refusé de parler, selon un des avocats, lors de sa présentation le 3 juin pour un « interrogatoire d’identité ». « Les victimes auraient souhaité le voir les yeux dans les yeux. Nous aurions souhaité, comme il dit qu’il n’est pas coupable, qu’il se disculpe », a dit Assane Dioma Ndiaye.

 

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