Tourisme

Tunisie : Sousse, une ville bâtie pour le tourisme, aujourd’hui meurtrie

| Par Jeune Afrique
Mis à jour le 22 septembre 2015 à 14h45
Une plage, à Sousse.

Une plage, à Sousse. © AFP/ Bechir Bettaieb

Vantée comme « la Côte d’Azur » tunisienne , la station balnéaire a été frappée par un attentat terroriste extrêmement meurtrier vendredi 26 juin.

Pour la deuxième fois en seulement un an et demi, Sousse est frappée par un attentat. La célèbre ville balnéaire est taillée pour accueillir les touristes et il ne fait aucun doute cette fois-ci que ces derniers ont été délibérément ciblés par les auteurs de l’attaque. Au moins 28 personnes sont mortes dans l’un des nombreux complexes touristiques que compte la ville.

Avec plus de 25 000 lits, la cité côtière compte pas moins de 67 hôtels. « Sousse, c’est l’équivalent de la Côte d’Azur en Tunisie », explique à Jeune Afrique René Trabelsi, vice-président de la fédération de l’hôtellerie à Djerba. « C’est une très belle station, fréquentée aussi bien par les Tunisiens que par les étrangers », assure-t-il.

Une carte postale déjà un peu écornée en octobre 2013, lorsqu’un jeune homme d’une vingtaine d’années s’était fait exploser à Sousse. L’attaque-suicide avait eu lieu aux abords de la plage privée d’un hôtel touristique. Un an et demi plus tard,

Le tourisme, l’un des poumons du pays

Si les Tunisiens et les touristes en sont les premières victimes, l’attaque cible également l’un des poumons de l’économie locale : le tourisme. Un secteur en berne depuis 2011 et la révolution tunisienne. Cette année-là, le nombre de visiteurs avait chuté de 30%. En quatre ans, la fréquentation a baissé de plus de 12%, selon les chiffres du ministère du tourisme tunisien.

Une baisse qui inquiète d’autant plus les autorités que le tourisme est l’une des manne financière du pays. Le secteur y représente en effet 7% du PIB du pays en 2013, et emploie près de 400 000 personnes, soit 12% de la population.

Un secteur miné par les attaques terroristes

Alors que le secteur du tourisme se relevait peu à peu après la révolution de 2011, l’attentat sanglant du Bardo, le 18 mars, le frappait à nouveau de plein fouet. « Cette attaque (…) vise l’économie tunisienne, un secteur sensible et en crise », déclarait alors le Premier ministre, Hassib Essid. Nombre de professionnels du secteur avaient en effet par la suite fait état d’annulations, déplorant par ailleurs l’arrêt des réservations pour l’été 2015. Des campagnes de communication à l’attention des étrangers ont été diffusées dans toute l’Europe pour tenter de persuader les futurs touristes de ne pas rayer la destination Tunisie de leur liste de souhait pour les vacances.

Après l’attaque du Bardo, certains ont misé sur un élan de solidarité. Nombre d’entre eux avaient alors exprimé leur soutien aux Tunisiens avec le hashtag #Iwillcometotunisia, promettant de venir passer leurs vacances en Tunisie. Trois mois après, le hashtag a tristement fait sa réapparition.

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