Elections

Burundi : après l’opposition, la société civile appelle au boycott des élections

Des manifestants anti-Nkurunziza, le 11 juin 2015 à Bujumbura. © Gildas Ngingo/AP/SIPA

À 72 heures de la tenue des législatives et des communales au Burundi, la société civile a appelé vendredi la population à boycotter "le simulacre d'élections". Elle a également demandé à la communauté internationale de "ne pas reconnaître les scrutins".

« Face au forcing électoral du président Nkurunziza, le peuple burundais est appelé à boycotter systématiquement le simulacre d’élections non consensuelles qui débutent le 29 juin », ont déclaré les principaux représentants de la société civile dans un communiqué publié le 26 juin. Une déclaration qui intervient quelques heures seulement après celle de l’opposition politique annonçant le boycott des législatives et communales, ainsi que de la présidentielle du 15 juillet.

« Les Burundais ont face à eux un président qui ne pense qu’à ses propres intérêts », estiment les organisations de la société civile, très actives dans la contestation qui secoue le Burundi depuis des semaines. « Comment se peut-il que le président de la République continue de battre campagne et de narguer tous ceux qui sont contre son troisième mandat alors qu’environ une centaine de Burundais ont jusqu’ici été tués par la police et la milice Imbonerakure, la Ligue des jeunes du parti au pouvoir ? », se demandent-elles.

Les conditions pour des élections libres ne sont pas réunies, selon la société civile

Pour les signataires, « dans les conditions qui prévalent actuellement au Burundi et surtout sans aucune couverture médiatique garantissant la fiabilité du processus électoral, des élections libres, crédibles, démocratiques et transparentes ne peuvent pas se tenir. »

Incertitudes sur le scrutin de lundi

Malgré le boycott de l’opposition, les élections sont maintenues lundi 29 juin. La Céni a distribué les bulletins de vote et mis à jour les listes électorales. La facilitation internationale, menée par le Sénégalais Abdoulaye Bathily, continue d’appeler au report de l’élection présidentielle, prévue pour le 15 juillet.

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