Elections

Ouganda : les meetings du principal adversaire de Yoweri Museveni interdits

L'ex Premier ministre ougandais Amama Mbabazi lors d'un discours au Cap, en Afrique du Sud, le 9 mai 2013.

L'ex Premier ministre ougandais Amama Mbabazi lors d'un discours au Cap, en Afrique du Sud, le 9 mai 2013. © Rodger Bosch/AFP

Le patron de la police ougandaise a interdit à l’ex-Premier ministre Amama Mbabazi, candidat déclaré à la présidentielle de 2016, d’organiser des meetings dans le pays, les déclarant « illégaux ».

Amama Mbabazi, 66 ans, avait annoncé mi-juin dans une lettre envoyée à la Commission électorale ougandaise son intention de se présenter à la prochaine présidentielle et de tenir des meetings électoraux dans le pays du 9 juillet au 1er août. Le chef de la police Kale Kayihura lui a répondu le 23 juin que son parti, le Mouvement national de résistance (NRM), ne le soutenait pas comme candidat et que par conséquent « ses aspirations sont illégales ».

C’est en effet Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986, qui a été désigné par les dirigeants du NRM comme candidat à la présidentielle de 2016. Mais cette candidature doit encore être confirmée par un congrès du parti, qui devrait être une pure formalité.

Cela n’a pas empêché Amama Mbabazi – ex-secrétaire général du parti présidentiel et ex-Premier ministre démis de ces fonctions en septembre 2014 – d’annoncer la semaine dernière sa volonté d’affronter dans les urnes Yoweri Museveni, son compagnon d’armes dont il fut longtemps un fidèle.

Sa porte-parole, Joséphine Mayanja-Nkangi a répliqué que les avocats de l’adversaire comptaient contre-attaquer. « Le chef de la police connaît parfaitement bien la loi. Cette interdiction cherche simplement à faire diversion », a-t-elle affirmé.

Une trentaine de partisans de l’ex-Premier ministre ont été arrêtés le 18 juin pour rassemblement illégal et campagne électorale hors de la période officielle.

Museveni face à une coalition d’opposition

Début juin, des partis d’opposition ont pour leur part formé une coalition pour rassembler leurs forces face au vétéran Museveni. L’Alliance démocratique (TDA) a prévu de présenter un candidat unique, qui, a-t-elle promis, s’en tiendra à un seul mandat s’il est élu.

Amama Mbabazi avait ces derniers temps laissé entendre qu’il pourrait participer à cette alliance. Une coalition que le gouvernement tente d’ores et déjà de faire passer pour un projet « sponsorisé par les donateurs occidentaux et la société civile ».

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