Diplomatie

Cameroun : l’Élysée s’engage à évoquer le cas de Lydienne Yen Eyoum avec Paul Biya

Lydienne Yen Eyoum, avocate franco-camerounaise emprisonnée depuis le 10 janvier 2010. © AFP

La situation de l’avocate franco-camerounaise Lydienne Yen Eyoum, condamnée à 25 ans de prison et détenue à la prison de Yaoundé, doit bien être évoquée le 3 juillet lors de la rencontre entre Paul Biya et François Hollande au Cameroun.

La « cellule Afrique »* de l’Élysée s’est engagée, mercredi 24 juin, auprès de la défense de Lydienne Yen Eyoum, à aborder le cas de l’avocate dans les discussions entre les chefs d’État français et camerounais. Hélène Le Gal, la conseillère Afrique de François Hollande, qui sera du voyage à Yaoundé, l’a affirmé à Me Caroline Wassermann, lors d’un entretien qui se déroulait à la demande du président de la République.

« Je suis très satisfaite, c’est une lueur d’espoir pour la défense », a confié Me Wassermann à Jeune Afrique. « Hélène Le Gal m’a affirmé que le dossier allait être évoqué. Elle semble prendre en considération ce dossier très douloureux », ajoute-t-elle.

Tracas élyséens

Ce n’est pas la première fois que le nom de Lydienne Yen Eyoum résonne dans les salons de réception de l’Élysée, que ce soit à l’initiative de Thierry Michel Atangana ou de la défense de la Franco-Camerounaise, incarnée en France par Me Wassermann et Me Christian Charrière-Bournazel.

Caroline Wassermann avait d’ailleurs déjà été reçue par le conseiller Afrique de l’Élysée il y a un peu plus de quatre ans, sous Nicolas Sarkozy, alors que Lydienne Yen Eyoum achevait sa première année de détention. Elle se souvient d’un accueil glacial. « Il n’y avait aucunement l’idée d’arriver à une discussion avec le président Biya : on nous avait envoyés promener », explique-t-elle.

« Il y a une différence notable : le gouvernement actuel a l’air plus attentif aux considérations touchant aux droits de l’homme », conclut-elle. Il aura tout de même fallu trois ans de mandat, et une condamnation du Cameroun par l’ONU pour détention arbitraire.

*Techniquement, la cellule Afrique de l’Élysée n’existe plus depuis la fin de la présidence de Jacques Chirac. Nicolas Sarkozy disposait d’un conseiller diplomatique adjoint chargé du continent, sous l’autorité d’un conseiller diplomatique, et François Hollande n’a pas officiellement remis en place la cellule, mais a nommé une conseillère spéciale, Hélène Le Gal, en 2012.

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