Diplomatie

Libye : les 10 Tunisiens enlevés le 12 juin ont été libérés

Des membres de la milice Fajr Libya le 29 avril 2015 à 80 kilomètres de Tripoli. © Mahmud Turkia/AFP

Les dix fonctionnaires du consulat tunisien de Tripoli, enlevés le 12 juin par une milice armée libyenne, ont été libérés vendredi matin. La Tunisie a annoncé la fermeture de son consulat en Libye.

« Tous ont été libérés et arriveront aujourd’hui » vendredi en Tunisie, a indiqué Taïeb Baccouche, le ministre des Affaires étrangères, à la radio Mosaïque FM. Sept des fonctionnaires ont été libérés vendredi matin et trois l’ont été mercredi.

Selon des médias et responsables tunisiens, les dix fonctionnaires avaient été enlevés le 12 juin par une milice liée à Fajr Libya, une coalition de milices qui contrôle Tripoli, réclamant la libération d’un de ses chefs, Walid Glib, emprisonné en Tunisie. Celui-ci doit être expulsé incessamment vers Tripoli à la suite d’une décision en ce sens mercredi de la justice tunisienne.

« Il n’y a pas eu d’échange »

Taïeb Baccouche a cependant démenti que la libération des employés consulaires étaient le fruit d’un marché. « Il n’y a pas eu d’échange. Son affaire [celle de Walid Glib] est aux mains de la justice et nous n’avons rien à voir avec elle », a-t-il affirmé.

Walid Glib avait été arrêté à son arrivée à Tunis en mai, le parquet le soupçonnant d’être impliqué dans « des affaires terroristes ». Une cour d’appel a décidé mercredi de son expulsion, tout en se réservant le droit de le convoquer pour un éventuel procès.

Le consulat tunisien en Libye fermé

Conséquence de cet enlèvement, la Tunisie a décidé de fermer son consulat à Tripoli, a également annoncé le ministre. « Après cet incident grave, nous avons décidé la fermeture du consulat de Tripoli », a-t-il dit.

La Tunisie ne dispose plus d’ambassade à Tripoli, tombée depuis 2014 sous le contrôle des milices de Fajr Libya et de leur gouvernement non reconnu par la communauté internationale. Tunis avait néanmoins décidé en avril dernier d’y rouvrir un consulat, en parallèle d’un autre auprès des autorités officielles installées dans l’est de la Libye.

Les Tunisiens régulièrement visés en Libye

Déjà en mai, les partisans de Walid Glib avaient enlevé 254 Tunisiens pour monnayer sa libération. Tous avaient été libérés sains et sauf au bout d’une dizaine de jours sans qu’il ne retrouve, lui, la liberté. Le 12 juin, une milice armée avait ensuite investi le consulat tunisien et enlevé dix de ses fonctionnaires.

Les ressortissants et intérêts tunisiens sont régulièrement visés en Libye, comme d’autres représentations diplomatiques étrangères. Un diplomate et un employé de l’ambassade tunisienne à Tripoli avaient déjà été détenus en 2014 avant d’être libérés.

Par ailleurs, un groupe se réclamant de la branche libyenne de l’organisation jihadiste État islamique (EI), en plein essor en Libye, avait revendiqué en janvier l’assassinat de deux journalistes tunisiens, Sofiène Chourabi et Nadhir Ktari.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte