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Charleston – Obama : « Ce type de violences n’arrive pas dans d’autres pays développés »

| Par Jeune Afrique
Mis à jour le 22 septembre 2015 à 14h43
Barack Obama le 18 juin 2015 pendant son intervention à la télévision à la suite du massacre dans une église de la communauté noire de Charleston.

Barack Obama le 18 juin 2015 pendant son intervention à la télévision à la suite du massacre dans une église de la communauté noire de Charleston. © Saul Loeb/AFP

Barack Obama a dénoncé jeudi des « meurtres insensés » après la fusillade raciste qui a fait neuf morts mercredi soir dans une église de la communauté noire de Charleston. Le président américain a appelé une nouvelle fois à mieux encadrer la vente d’armes à feu.

Alors que le tireur présumé – Dylann Roof, un jeune homme blanc de 21 ans – a été arrêté jeudi 18 juin, près de vingt-quatre heures après la fusillade qui a fait neuf morts à l’Emanuel African Methodist Episcopal Church de Charleston (Caroline du Sud), Barack Obama s’est exprimé dans la soirée sur cette fusillade tragique aux États-Unis. Évoquant sa « tristesse » et sa « colère », le président américain a souligné qu’il était « particulièrement douloureux » d’assister à une fusillade « dans un lieu où nous cherchons le réconfort et la paix, un lieu de prière ».

« Nous ne disposons pas de tous les éléments mais nous savons qu’une nouvelle fois des innocents ont été tués notamment parce que quelqu’un qui leur en voulait n’a eu aucun mal à se procurer une arme » [son père lui a offerte pour son anniversaire au début de l’année, NDLR], a déclaré le président Obama, au côté du vice-président Joe Biden. « Nous devons admettre le fait que ce type de violence n’arrive pas dans d’autres pays développés, cela n’arrive pas avec la même fréquence », a-t-il poursuivi.

« Le fait que cela ait eu lieu dans une église noire soulève évidemment des questions »

« Et nous pouvons faire quelque chose », a-t-il encore dit. « À un certain moment, le peuple américain va devoir affronter cette réalité (…) nous devons être capables de faire évoluer notre façon de penser sur les violences par armes ». En décembre 2012 déjà, après le massacre de 20 écoliers dans le Connecticut, Barack Obama avait souligné avec force la nécessité de légiférer sur ce sujet. Mais, en dépit de l’émotion suscitée par cette tragédie, il s’était une nouvelle heurté à la farouche opposition du Congrès sur ce sujet.

« Le fait que cela ait eu lieu dans une église noire soulève évidemment des questions sur une page sombre de notre histoire », a encore ajouté le président des États-Unis. « Ce n’est pas la première fois que des églises noires ont été attaquées et nous savons que la haine entre religions et entre races représente une réelle menace pour notre démocratie et nos idéaux », a encore ajouté M. Obama qui s’est ensuite envolé pour la Californie, où il doit participer à des levées de fonds pour le parti démocrate.

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