Diplomatie

Ce que fera François Hollande en Algérie

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François Hollande et Abdelaziz Bouteflika en 2012.

François Hollande et Abdelaziz Bouteflika en 2012. © Farouk Batiche / AFP

Le président français François Hollande effectuera sa seconde visite de travail en Algérie, lundi 15 juin. Au menu de ce voyage éclair, entre autre, un entretien avec le chef de l’État algérien, Abdelaziz Bouteflika.

Le président français, François Hollande, effectuera lundi 15 juin un voyage éclair en Algérie. Arrivé vers 14 h à Alger, il rentrera à Paris en fin de soirée. Accueilli à l’aéroport par le président du Sénat, deuxième haut personnage du pays, le chef de l’État commencera sa visite par un geste symbolique : le dépôt d’une gerbe de fleurs au carré des martyrs de Maqam Echahid, sur les hauteurs de la capitale, un monument érigé dans les années 1980 à la gloire des combattants tombés durant la guerre d’indépendance contre la France. François Hollande se rendra ensuite à la résidence de Zéralda, dans le littoral ouest d’Alger, qui sert d’annexe de la présidence et de lieu de villégiature et de soins du président Abdelaziz Bouteflika. Au menu : deux audiences. La première avec le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal, la seconde avec le chef de l’État algérien. À l’Élysée, on précise qu’un tête-à-tête entre les deux présidents n’est pas prévu. L’entretien Bouteflika-Hollande sera donc élargi aux responsables algériens et français.

Depuis l’annonce officielle de ce voyage du président Hollande, le deuxième après la visite d’État de décembre 2012, plusieurs commentaires ont vite fait le lien entre ce déplacement et la bataille autour de la succession du président Bouteflika, 77 ans, malade et affaibli par son AVC d’avril 2013 et dont il se remet péniblement. La presse algérienne s’interroge sur les éventuels motifs cachés de cette visite et certains commentateurs suggèrent même que François Hollande ira à Alger pour « régler cette succession », sinon pour y peser de son poids. Le président français ne se mêle pas des affaires internes des autres pays, précise un conseiller de François Hollande. Encore moins de celles de l’Algérie où la moindre question est sujette à interprétations. »

Après une conférence de presse à l’hôtel Al Aurassi, François Hollande donnera une réception à la résidence de l’ambassade de France à Alger pour y rencontrer des personnalités de la société civile algérienne ainsi que des ressortissants français établis en Algérie avant d’achever son marathon algérois par un diner d’État offert par le président du Sénat, Abdelkader Bensalah.

Pourquoi une visite aussi éclair ?

Des sources proches de ce dernier insistent pour dire que ce voyage répond d’abord à une invitation, maintes fois réitérées, d’Abdelaziz Boutefklia à son homologue français. En déplacement à Paris en décembre 2014, Abdelmalek Sellal s’est d’ailleurs fondu d’une déclaration qui n’a pas été particulièrement appréciée dans l’entourage du président algérien : « J’invite François Hollande à venir constater l’état de santé de Bouteflika », déclarait-il en répondant à une question sur la santé précaire de son président. Ce nouveau voyage du président français s’inscrit donc dans le prolongement de sa visite d’État de 2012. « Il s’agit de prendre acte de ce qui a été dit et fait depuis presque trois ans et faire le point sur la coopération économique, sécuritaire, sur le travail mémoriel, indique-t-on à l’Élysée. La situation au Mali ainsi qu’en Libye sera également abordée par les deux présidents. L’Algérie est un partenaire incontournable dans les négociations avec les factions armées maliennes ainsi qu’avec les Libyens. »

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