Politique économique

Politique économique : le FMI appelle l’Algérie à la prudence

| Par Jeune Afrique
Mis à jour le 22 septembre 2015 à 14h40
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Logo du Fonds monétaire international. © AFP

Selon le FMI, l’Algérie doit mettre en place des réformes structurelles qui permettent de diversifier le secteur des exportations et de le rendre beaucoup plus compétitif, pour faire face à la chute du prix du pétrole.

L’Algérie, dont l’économie dépend entièrement des hydrocarbures, doit mener une politique macroéconomique prudente et lancer des réformes structurelles dans le secteur des exportations, pour faire face à la baisse du prix du pétrole, a estimé lundi à Alger le Mauritanien Zeine Zeidane, chef de la mission du Fonds monétaire international (FMI).

Le pays doit mener dans cette conjoncture de baisse des prix de pétrole une politique macroéconomique prudente qui permet de réduire, d’une part, la demande intérieure et d’assurer, plus particulièrement, la consolidation budgétaire et, d’une autre part, d’améliorer la compétitivité extérieure du pays et d’éviter que le taux de change soit surévalué, a plaidé Zeine Zeidane.

Ces politiques permettent de réduire la demande d’importations et de renforcer la compétitivité externe de l’offre intérieure algérienne, a ajouté M. Zeidane, cité par l’agence de presse APS.

Le représentant du FMI préconise également la mise en place de réformes structurelles qui permettent de diversifier le secteur des exportations et de le rendre beaucoup plus compétitif.

Dégradation

M. Zeidane séjourne en Algérie dans le cadre des consultations périodiques du Fonds. Sa visite intervient alors que la balance commerciale du pays enregistre une très nette dégradation. Les recettes provenant des exportations d’hydrocarbures ont baissé de 42,8 % durant les quatre premiers mois 2015, en raison de la chute des prix du pétrole, entraînant un creusement du déficit commercial en Algérie, selon des chiffres officiels. Les hydrocarbures rapportent à l’Algérie plus de 95% de ses recettes extérieures, et contribuent pour 60% au budget de l’Etat.

Selon le rapport sur les « perspectives économiques mondiales » publié en mai dernier par le FMI, le PIB de l’Algérie devrait croître de 2,6 % en 2015 et de 3,9 % en 2016 (contre 4,1% en 2014). Le taux de croissance du PIB hors hydrocarbures de l’Algérie devrait atteindre 4,8 % en 2015 et 4,4% en 2016 (contre 5,1% en 2014), selon la même source. Selon les prévisions de l’institution internationale, la production pétrolière et de gaz naturel de l’Algérie devrait être de 0,98 million de barils/jour (mbj) en 2015 et de 0,99 mbj en 2016 (contre 1,02 mbj en 2014).

(Avec agences)

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