Politique

Kenya : un groupe séparatiste financerait ses activités grâce au trafic d’ivoire, selon le gouvernement

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Mis à jour le 09 juin 2015 à 07h06
Le braconnage servirait à financer un groupe séparatiste, selon le gouvernement kényan.

Le braconnage servirait à financer un groupe séparatiste, selon le gouvernement kényan. © Ben Curtis/AP/SIPA

Au Kenya, le groupe séparatiste « Mombasa Republican Council » financerait ses activités avec l’argent du braconnage des éléphants, selon le gouvernement. Un lien établi par le ministre kényan de l’Intérieur après l’arrestation, vendredi, de 14 trafiquants présumés d’ivoire.

Un groupe séparatiste de la côte kényane financerait ses activités avec le trafic illégal d’ivoire vers l’Asie, selon le gouvernement. Les autorités du Kenya auraient réussi à établir un lien avec le « Mombasa Republican Council » après l’arrestation vendredi de 14 personnes pour la consignation de défenses d’éléphants envoyés en Thaïlande. En avril dernier, une cargaison de trois tonnes d’ivoire, d’une valeur de plusieurs millions de dollars, avait été saisie par les autorités thaïlandaises. La marchandise, en provenance du Kenya, était étiquetée comme étant des feuilles de thé.

« Liens croissants » entre braconnage et terrorisme

Selon Joseph Nkaissery, ministre de l’Intérieur, l’argent de la vente de l’ivoire était destiné au groupe séparatiste « Mombasa Republican Council » (MRC), basé dans l’est du pays et tenu responsable de plusieurs attaques terroristes au cours des derniers mois. « Les renseignements recueillis jusqu’à maintenant confirment les liens croissants entre le braconnage et le financement du crime, dont le terrorisme. Nous croyons que ce transport (d’ivoire) était destiné à financer les activtés du MRC », a-t-il déclaré vendredi 5 juin.

Le gouvernement kényan accuse le MRC d’être responsable de plusieurs attaques terroristes sur la côte est du pays depuis plusieurs mois, dont les massacres de Lamu. En juin 2014, plus de soixante personnes ont été tuées par des hommes armés. Des membres du groupe séparatiste MRC avaient été arrêtés, soupçonnés d’avoir planifié des attaques de « nettoyage ethnique » dans la zone. Pourtant, le mouvement al-Shebab avait revendiqué ces attentats.

Le MRC rejette toute implication dans ses attaques en réaffirmant être un mouvement séparatiste qui veut combattre la marginalisation des communautés côtières.

En mars dernier, le président Uhuru Kenyatta avait promis d’intensifier le combat contre « les crimes contre la nature », lors de l’incinération de 15 tonnes d’ivoire dans son pays.

>> Lire aussi : Braconnage : l’éléphant d’Afrique menacé de disparaître d’ici 20 ans

(avec AFP)

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