Elections

Niger : Mahamadou Issoufou souhaite des élections « transparentes » en 2016

Le président du Niger Mahamadou Issoufou, au palais de l'Elysée le 2 juin 2015. © AFP

Le président nigérien a assuré mercredi vouloir des élections présidentielle et législatives "transparentes" en 2016. De son côté, l'opposition accuse la Cour constitutionnelle, chargée de valider les candidatures, d'avoir fait "allégeance" au pouvoir en place.

Mercredi 3 juin au soir, Mahamadou Issoufou s’est exprimé à la télévision publique nigérienne après avoir lancé une vaste opération de recensement des électeurs. "Nous souhaitons que les prochaines élections soient transparentes, libres, honnêtes et crédibles", a déclaré le chef de l’État.

Quelque 6,7 millions d’électeurs étaient inscrits sur l’ancien fichier électoral utilisé pour les scrutins de 2011, alors que la population du Niger est estimée à 17 millions de personnes. Ce recensement électoral est "une base pour un fichier électoral crédible", a commenté le président, invitant "l’ensemble des citoyens" majeurs "à se faire recenser".

L’opposition dénonce l’"allégeance" de la Ceni à Issoufou

Cette opération, qui va durer trois semaines, sera assurée par des représentants de la majorité, de l’opposition et des partis non affiliés. Les futures élections législatives et présidentielle seront organisées au cours du premier semestre 2016 par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), dirigée par le magistrat Ibrahim Boubé.

Mi-janvier, l’opposition avait publié un "livre blanc" dans lequel elle "récusait" notamment la Cour constitutionnelle, qui valide en dernier ressort les candidatures et les résultats des élections, fustigeant son "allégeance" à Mahamadou Issoufou. Les accusations de l’opposition sont "sans fondement", avait rétorqué Mohamed Bazoum, le chef du parti au pouvoir, pour qui la Cour n’a "jamais pesé de quelque poids dans les résultats des élections".

>> Lire aussi Niger : quand la lutte contre Boko Haram menace la liberté d’expression

Climat politique tendu

Depuis deux ans, les opposants politiques accusent également le président Issoufou de provoquer des scissions au sein de leurs formations, notamment "à coups d’argent" et "de marchés publics". Mais pour les partisans du président, ces crises sont plutôt dues à des "problèmes internes" à ces partis d’opposition.

Le climat politique est tendu au Niger depuis que le principal allié du régime, Hama Amadou, ex-président du Parlement, est passé en août 2013 dans l’opposition, devenant un adversaire du président Issoufou, dont il avait permis l’accession au pouvoir en avril 2011 grâce à une alliance de second tour. Hama Amadou est le principal accusé, parmi une vingtaine de personnes, d’une affaire très sensible de trafic de bébés conçus au Nigeria. La justice nigérienne se prononcera le 13 juillet sur la tenue d’un procès.

>> Lire aussi l’interview de Hama Amadou : "J’ai fui le Niger pour sauver ma peau"

(Avec AFP)

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