Sécurité

Soudan du Sud : les rebelles revendiquent le contrôle de champs pétroliers

| Par AFP
Des soldats de l’ancienne armée rebelle du SPLA à Malakal au Soudan du Sud, le 12 janvier 2014.

Des soldats de l'ancienne armée rebelle du SPLA à Malakal au Soudan du Sud, le 12 janvier 2014. © Simon Maina/AFP

Les rebelles du Soudan du Sud ont affirmé samedi avoir pris le contrôle de plusieurs champs pétroliers du nord du pays après des semaines de combats contre les forces gouvernementales.

Les infrastructures pétrolières de l’Etat d’Unité sont aux mains de la rébellion, a déclaré à l’AFP le porte-parole des rebelles James Gatdet Dak. Les forces fidèles à l’ancien vice-président Riek Machar s’efforcent désormais de s’emparer des champs pétroliers de l’Etat voisin du Haut-Nil et de priver ainsi le gouvernement du président Salva Kiir de tout revenu du pétrole, a-t-il ajouté.

"Il n’y a aujourd’hui aucune production de pétrole dans l’Etat d’Unité. Tous les champs pétroliers sont nos cibles, avec pour objectif d’arrêter leurs opérations", a expliqué le porte-parole.

"Le plan est de fermer la production pétrolière dans les deux Etats d’Unité et du Haut-Nil. Ce sont les deux seuls Etats producteurs de pétrole au Soudan du Sud. Nous voulons empêcher le régime de Salva Kiir d’utiliser les revenus du pétrole pour faire la guerre", a-t-il poursuivi.

Depuis plusieurs semaines, gouvernement et rebelles se disputent le contrôle des zones pétrolières du nord du Soudan du Sud, tant sur le terrain que sur le plan médiatique, chaque partie revendiquant régulièrement le contrôle des champs pétroliers.

Les deux camps ont confirmé d’intenses combats autour de la ville dévastée de Malakal, capitale de l’Etat du Haut-Nil et point-clé sur la route des derniers grands champs pétroliers.

La ville a régulièrement changé de mains depuis le début en décembre 2013 de la guerre civile dans le plus jeune pays du monde (indépendant depuis 2011), qui a fait des dizaines de milliers de morts et plus de 2 millions de déplacés, selon l’ONU.

Le ministre de l’Information de l’Etat du Haut-Nil, Peter Hoth Tuach, a indiqué au site internet Sudan Tribune que Malakal avait été "gravement détruite" et que le gouvernement local avait dû quitter la ville "faute de bâtiment où travailler".
 

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