Santé

Des bébés siamois guinéens séparés avec succès à Paris

| Par Jeune Afrique
Boubacar et Hassane avec leur mère, quelques jours avant l’opération

Boubacar et Hassane avec leur mère, quelques jours avant l'opération © La chaîne de l'espoir/YouTube

Boubacar et Hassane, deux bébés liés l’un à l’autre au niveau du ventre, ont été séparés dans un hôpital parisien. Une opération rendue possible par le soutien financier d’une association.

Ils étaient liés l’un à l’autre au niveau de l’abdomen et partageaient jusqu’à présent leur foie et leur intestin grêle. Désormais, ces deux bébés siamois guinéens pourront vivre une vie normale.

Boubacar et Hassane ont en effet été séparés avec succès à l’hôpital public parisien Necker-Enfants malades, a-t-on appris lundi auprès de l’association humanitaire La Chaîne de l’espoir.

"Les premiers siamois nés vivants dans l’histoire de la Guinée"

"Les enfants sont aujourd’hui hospitalisés dans le service de réanimation et un bulletin de santé sera communiqué dans les prochains jours", a précisé le groupe hospitalier public parisien.

Les deux bébés étaient "les premiers siamois nés vivants dans l’histoire de la Guinée", selon l’association La Chaîne de l’espoir. Ils ont subi une "intervention délicate pour être séparés et peuvent maintenant mener une vie normale". L’association les présentait avec leur mère quelques jours avant leur opération :

Soigné grâce à l’opiniâtreté d’une association

Cette opération, réalisée le 26 mai par une équipe dirigée par le Pr Yves Aigrain, a duré une dizaine d’heures au total selon le quotidien Le Figaro. Si elle ne constitue pas une première, l’acte relève toujours de "l’exploit", selon le journal français.

Selon La Chaîne de l’Espoir, les enfants jumeaux, nés en janvier 2015 à Conakry, en Guinée, étaient liés l’un à l’autre au niveau de l’abdomen et partageaient une partie de l’intestin grêle et du foie. Ils ont pu être acheminés en France en compagnie de leur mère grâce au soutien financier de cette association fondée par le Pr Alain Deloche, qui vise à offrir "un accès aux soins médicaux et à l’éducation aux enfants les plus démunis".

Une opération pas anodine

Chirurgien pédiatrique à Necker, le Pr Yves Aigrain expliquait en mars sur le site internet de l’hebdomadaire L’Obs avoir réalisé à Necker trois opérations réussies de séparation de jumeaux siamois en sept ans. "Il y a environ huit autres paires de jumeaux qui avaient été opérés durant les 10 ans précédents. Nous n’avons pas eu de mortalité" expliquait-il.

"Certains de ces enfants ont des séquelles importantes qui ont ou auront des répercussions sur leur qualité de vie. Certains nécessiteront dans l’avenir d’autres gestes chirurgicaux" ajoutait le chirurgien.

(Avec AFP)

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