Elections

RDC : ce que les évêques ont conseillé à Joseph Kabila

| Par Jeune Afrique
Joseph Kabila a reçu, le 1e juin 2015, les représentants des confessions religieuses.

Joseph Kabila a reçu, le 1e juin 2015, les représentants des confessions religieuses. © Ph. John Bompengo/Monusco

Dans la perspective de la tenue prochaine d’un nouveau dialogue en RDC, le président Joseph Kabila s’est entretenu lundi avec les représentants des confessions religieuses, dont les évêques congolais. Qu’ont-ils recommandé au chef de l’État ?

Joseph Kabila consulte. Après avoir envoyé un émissaire auprès de différents partis ou regroupements politiques d’opposition et d’organisations de la société civile, le président congolais a entamé, le 1e juin, des rencontres pour préparer le nouveau dialogue avec la classe politique et les forces vives.

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Premiers à être consultés : les représentants des confessions religieuses, dont ceux de l’Église catholique. Tour à tour, le chef de l’État a reçu les délégués de l’Église du Christ au Congo (ECC), de l’église kimbaguiste, de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), de la Communauté islamique du Congo et de l’Armée du Salut.

Un calendrier électoral consensuel

Pour leur part, les évêques de l’Église catholique, très influents dans le pays, ont souhaité lundi que le dialogue national, que prépare le président Joseph Kabila, débouche sur un "consensus" autour du calendrier électoral.

"Pour les évêques, il est impérieux, pour le moment, d’avoir un consensus sur le calendrier électoral (…) promulgué par la Ceni", la Commission électorale nationale indépendante, a déclaré l’abbé Léonard Santedi, secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco).

Le 12 février, la Ceni avait publié le calendrier d’un cycle de scrutins qui s’achèvera en novembre 2016 par la présidentielle et les législatives. Pour l’opposition, ce calendrier est trop serré, "irréaliste" et menace de prolonger illégalement le mandat du chef de l’État.

Le respect de la Constitution

Le prélat a également insisté sur la nécessité de rétablir "un climat de confiance" afin de "réussir le processus électoral" en RDC, soulignant à cet effet que "tout dialogue doit se faire dans le respect (…) de la Constitution et surtout des délais constitutionnels en ce qui concerne l’organisation des scrutins".

Des partis d’opposition soupçonnent Joseph Kabila de préparer un "glissement" du calendrier électoral pour s’accrocher au pouvoir après 2016. Une stratégie qui aurait été concoctée au sein de la majorité présidentielle pour contourner la Constitution qui interdit au chef de l’État de briguer un troisième mandat.

Dans la semaine, Joseph Kabila doit rencontrer d’autres religieux notamment le cardinal Laurent Monsengwo, des partis politiques, la société civile et des diplomates.

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(Avec AFP)

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