Politique

Côte d’Ivoire : le plus grand lycée français rouvre ses portes

| Par Jeune Afrique

Pillé et incendié à la suite de violentes manifestations anti-françaises en 2004, le plus grand lycée français d’Abidjan rouvre officiellement ses portes mardi, après onze ans de fermeture. Coût de la réhabilitation : quinze millions d’euros.

Les travaux de réhabilitation du plus grand lycée français d’Abidjan a coûté quinze millions d’euros, selon son proviseur Jean-Christophe Deberre qui a annoncé, le 1e juin, sa réouverture ce mardi après plus de dix annnées de fermeture. Et c’est le gouvernement ivoirien qui voulait "cette ouverture dans le plus bref délai" qui a "avancé" l’argenta  qui sera "remboursé".

"C’est une renaissance pour le lycée international français Jean Mermoz, le doyen et le plus important" des établissements d’enseignement français conventionnés d’Abidjan qui assurait la scolarisation de près de 3 000 enfants de la maternelle au baccalauréat, s’est réjoui Jean-Christophe Deberre.

La cérémonie d’inauguration se déroulera mardi en présence de Mme Dominique Ouattara, l’épouse du Président ivoirien Alassane Ouattara.

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"Restaurer la capacité économique"

 La réouverture du lycée Mermoz, qui a dès avant la fin des travaux accueilli 800 élèves de la maternelle à la première cette année, a "énormément pesé" dans le retour à Abidjan de la Banque africaine de développement (BAD), annoncé fin août, après une décennie de délocalisation à Tunis, en raison de l’instabilité politique en Côte d’Ivoire.

"Le lycée Mermoz permet de restaurer la capacité économique (…) et la polarisation sur Abidjan d’un nombre croissant d’entreprises internationales, notamment la BAD" a salué Jean-Christophe Deberre.

En novembre 2004, des "jeunes patriotes", partisans de l’ex-président Laurent Gbagbo, avaient déferlé dans les rues d’Abidjan pour dénoncer la destruction par l’armée française de l’aviation ivoirienne, en riposte à un bombardement d’un camp militaire à Bouaké (centre) dans lequel neuf soldats français et un civil américain avaient été tués.

Outre Jean Mermoz, l’école Jacques Prévert et le lycée Blaise Pascal qui assuraient la scolarisation de près de 4 000 enfants avaient alors été détruits.

(Avec AFP)

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